‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 26 sur 197 · III. Ml?E EN ACTIVITÉ DU CERVEAU SOUS l'iNFLUENCE DE · texte numérisé non relu

III. Ml?E EN ACTIVITÉ DU CERVEAU SOUS l'iNFLUENCE DE

LA CIRCULATION GÉNÉRALE. — Lc ccrvcau cst irrigué par le plus riche système de circulation sanguine. L'afflux continuel de sang chaud oxygéné détermine à lui seul une suite continue de réactions chimiques, d'où résultent à la fois un dégagement de chaleur et d'électricité et une manifestation psychique; celle-ci reste à l'état inconscient lorsqu'elle ne remplit pas les deux conditions nécessaires à la pensée consciente d'elle-même, à savoir, durée et intensité. Quoique inconsciente, cette activité cérébrale n'en existe pas moins; elle se fait jour à la longue dans certaines con-

dilions. Celte activité cérébrale est connue en physiologie sous le nom de cérébration inconsciente.

IV. Mise en activité du cerveau sous l'influence du SYSTÈME NERVEUX. — Par ccla que l'homme est vivant et que son système nerveux le met continûment en relation avec le monde extérieur, il s'ensuit que chaque mouvement du monde extérieur communique quelque mouvement aux nerfs sensitifs; ceux-ci transmettent ce mouvement au cerveau, lequel vibre à son tour et renvoie le mouvement aux nerfs moteurs. Selon les conditions de durée ou d'intensité, la vibration venue de l'extérieur se convertit dans le cerveau, soit en perceptions conscientes, soit en perceptions inconscientes. Mais pour les unes comme pour les autres, le mécanisme physique et chimique est le môme. Toute impression transmise au cerveau détermine une réaction physique et chimique, c'est-à-dire qu'une fraction de la substance cérébrale se convertit en énergie actuelle. Or, dans toute transformation en énergie actuelle, on trouve concomitantes, en quantité plus ou moins inégale, la chaleur et l'électricité. Il s'ensuit que tout acte psychique doit être accompagné de chaleur et d'électricité Le dégagement de chaleur que donne toute impression cérébrale a été mis hors de doute par les expériences de Broca, de Lombard et surtout de Schiff.

V. Le ceuyeau îs'a pas de travail extérieur a accomplir. — Nous savons que les muscles sont appelés à effectuer un travail extérieur; par conséquent une fraction de la chaleur produite par la réaction chi-

LA MATIÈRE, L'ÉNERGIE, LA VIE, l'AME 07

mique se transforme en mouvement purement mécanique; il en est de môme de rélectricité.

Nous savons que les glandes n'ont pas de travail extérieur à effectuer; la chaleur et Félectricilé produites par les réactions chimiques restent intactes. Il s'ensuit qujB la substance de chaque glande se transforme en trois produits, dont deux^ont communs à toutes les glandes tandis que le troisième est la sécrétion particulière, originale de chacune. Par exemple :

1» Dans la glande hépatique, on a : chaleur, électricité, glycose;

2» Dans la glande pancréatique, on a : chaleur, électricité, pancréatine;

3*^ Dans la glande mammaire, on a : chaleur, électricité, lait.

Et ainsi pour toutes les glandes.

Le cerveau, pas plus que les glandes, n'a de travail extérieur à effectuer; sa fonction est tout intrinsèque. Au fond, le cerveau est une véritable glande, très complexe, il est vrai, mais en ayant tous les caractères ; en rappelant « la glande cérébrale », on ne ferait que se conformer à la vérité physiologique. Il suit de là que les formes de l'énergie actuelle en lesquelles se métamorphose l'énergie potentielle de la substance cérébrale apparaissent intactes, telles que les a engendrées la réaction physico-chimique. Ces formes sont concomitantes, et non successives, et encore moins dérivées Tune de la transformation de l'autre. La conclusion de tousces faits se formule ainsi : « Dans le cerveau ou glande cérébrale, l'énergie potentielle de

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la substance cérébrale se transforme simultanément en chaleur, en électricité, en pensée. » Par pensée, il faut entendre tous les actes psychiques.

Quelle peut être la nature de la pensée? Lorsqu'on passe en revue les formes multiples et variées que prend l'électricité, entre autres, la forme propre aux muscles qu'on appelle Télectrolonus; d'autre part, quand on considère quelles analogies remarquables la pensée offre avec le magnétisme, il est plausible d'admettre provisoirement l'essence électrique de la pensée.

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