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V. Uri dernier chapitre est consacré aux parasites végétaux

Le Livre V. intitulé Les Déductions, débute par un chapitre consacré à expliquer avec le plus de clarté et de netteté possible ce qu'il faut entendre par la Substance, et à marquer, en quelques traits précis, les différences et les points de rapprochement entre les grands systèmes métaphysiques.

Dans un deuxième chapitre sont exposés les Attributs métaphysiques de la substance tels qu'ils se déduisent des faits scientifiques : Unité des lois de la matière et de l'énergie par tout l'univers, et Identité substantielle de la matière et de rénergie.

Un troisième chapitre traite des Attributs moraux, toujours au point de vue expérimental, c'est-à-dire en énumérant les faits naturels qui sont pour et les faits naturels qui sont contre ; la conclusion est qu'il est impossible d'accorder à la Cause première les attributs moraux sous peine de tomber dans des contradictions irréductibles et dans des problèmes insolubles.

Un quatrième chapitre définit ce qu'il faut entendre par Transcendance et Immanence, par Vrai et Réel,- chose d'une importance capitale, car il s'agit d'établir comment duns notre théorie se comprend le rapport entre la Cause prpmière et le Monde.

Un dernier chapitre contient Tcnuméralion des conclusions ^métaphysiques, lesquelles sont fondées sur les conquêtes de la science contemporaine. Quant aux conclusions morales, les ténèbres sont tellement épaisses et les contradictions si fortes qu'on est réduit au seul parti philosophique qui soit sage, à. savoir, se résigner . à l'ignorance.

L'énoncé des matières fait voir quel genre de services ce volume peut rendre aux amis de la métaphysique, surtout aux professeurs de philosophie. Ceux-ci, au lieu d'être bornés à l'exclusif emploi des arguments rationnels pour expliquer le monde, auront à leur disposition des faits choisis avec soin et puisés aux meilleures sources. Alors l'explication cessera d'être une mauière de voir à peu près subjective ; elle aura son fondement sur la Nature même ; elle deviendra ce que doit être toute théorie, à savoir, le lien qui unit les faits entre eux.

Un des embarras des philosophes de profession est de ne savoir à quoi s'en tenir sur la valeur

réelle des théories scientifiques, telles que la théorie de Téchelle des êtres, celle du perfectionnement graduel, celle de l'évolution et celle de l'archétype. Lorsqu'à leurs spéculations on oppose ces théories, ils se sentent intimidés ; le nom des savants qui appuient ces théories leur impose; ils s'inclinent devant une autorité que, faute de preuves positives, ils sont impuissants à contrôler. Ce moyen de contrôle qui leur manque, c'est-à-dire le groupe des faits positifs qui sont nécessaires pour faire subir à ces théories répreuve de la vérification expérimentale, ce volume le leur donnera. Ils n'auront plus à accepter ces théories scientifiques les yeux fermés ni, dans le doute, à les rejeter en bloc; c'est en pleine connaissance de cause qu'ils se décideront pour l'adhésion ou pour Tabstention.

L'esprit méthodique qui m'a guidé dans la composition de cet ouvrage est celui que Claude Bernard a décrit et prêché dans son admirable Introduction à la Médecine expérimentale. Dans ce livre, véritable évangile de la science contemporaine, Claude Bernard enseigne non seulement quelles règles sévères, preuves, contre-épreuves, vérifications, doit observer l'expérimentateur, mais encore et surtout dans quel état d'esprit celui-ci doit se tenir et à quelle disciphne intellectuelle il doit s'astreindre; à ce prix-là seule-

ment est la conquête de la vérité. « L'expérimentateur pose des questions à la Nature; mais dès qu'elle parle, il doit se taire; il doit l'écouter jusqu'au bout et toujx)urs se soumettre à sa décision *. 9

Claude Bernard ne se contente pas de cette règle suprême, il recommande à l'expérimentateur une vertu qui devient de plus en plus rare, à savoir, le courage de ne pas sacrifier la vérité qu'il vient de découvrir à l'erreur actuellement régnante. « Quand le fait qu'on rencontre est en opposition avec une théorie régnante, il faut accepter le fait et abandonner la théorie, lors même que celle-ci, soutenue par de grands noms, est généralement adoptée *. » Lorsqu'on songe aux attaques furieuses, aux persécutions et aux calomnies que suscite la recherche sincère et libre du vrai, ce n'est pas un mince courage qu'il faut pour porter, sans trembler, la main sur l'arche sacro-sainte oii trône l'erreur dominante. Lavoisier fut guillotiné, moins parce qu'il avait eu le malheur d'être fermier général que parce qu'il avait anéanti la théorie du phlogistique. Marat, partisan du phlogistique, exigea qu'on tranchât la tête à l'homme coupable d'avoir con-

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