‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 62 sur 197 · Agassiz, De l'Espèce, page · texte numérisé non relu

Agassiz, De l'Espèce, page

produit des parties identiques autour d'un espace conique ou autre.

30 Lie type longitudinal (articulés) : le développement produit des parties identiques partant des deux côtés d'un axe et se refermant supérieurement le long d'une ligne opposée à Taxe.

4<^ Le type à symétrie double (vertébrés) : le développement produit des parties identiques qui partent des deux côtés d'un axe, se projettent en haut et en bas, et se closent le long de deux lignes, de telle sorte que le feuillet interne du germe se forme en dessous et le feuillet supérieur en dessus.

Sous l'empire de vues a priori, certains physiologistes avaient cru voir dans les phases de l'embryon des vertébrés se succéder les formes des types inférieurs, de telle sorte que si, à divers moments donnés, l'embryon humain pouvait vivre en plein air, il serait mollusque, articulé, etc. Dans cette spéculation, le plus élevé des vertébrés, à savoir, l'homme, serait la réalisation dernière et la plus exquise d'un plan unique dont le caractère serait le progrès en une ligne dro.ite continue. Ces physiologistes se sont trompés. En effet « l'embryon ne passe pas d'un type (embranchement) à un autre type; au contraire, le type de chaque animal est défini dès la première heure et domine tout le développement; l'embryon d'un vertébré est un vertébré dès le commencement ; il ne correspond à aucun moment à un invertébré... Chaque embryon d'un type donné, au lieu de traverser d'autres types définis, devient au contraire de moins

en moins semblable à ces types ; un embryon de type supérieur n'est par conséquent jamais identique avec un autre type animal \ t

Des faits qui précèdent se déduit la conclusion suivante : puisqu'il y a pour les animaux adultes quatre plans irréductibles de structure générale; puisqu'il y a pour les embryons d'animaux quatre plans de développement, lesquels coïncident exactement avec les quatre plans de structure anatomique, il est impossible que les animaux descendent, par filiation, d'un ancêtre unique et commun.

D'autre part, puisque les embryons dans leurs développements respectifs ne représentent jamais le type d'un animal appartenant à un autre embranchement, il s'ensuit que les quatre plans de structure, loin d'être un plan unique en progression ascendante, sont bien quatre plans isolés, correspondant à quatre conceptions différentes.

IL— Modiflealions que peuvent imprimer à Tor^aniisme animal les conditions Tariées du milieu ambiant.

«r Quand les naturalistes, dit Agassiz, ont voulu déterminer quelle influence les causes physiques ont sur les êtres vivants, ils ont constamment méconnu le fait que les modifications provenant de cette influence sont seulement d'une importance secondaire pour la vie des animaux et n'aff'ectent ni le plan

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