II. — Le« plan^ de striielare générale
< Si Ton considère le règne animal en n'ayant égard qu'à l'organisation et à la nature des animaux, et non pas à leur grandeur, à leur utilité, au plus ou moins de connaissance que nous en avons, ni à toutes les autres circonstances accessoires, on trouvera qu'il existe quatre formes principales, quatre plans généraux, d'après lesquels tous les animaux semblent avoir été modelés, et dont les divisions ultérieures, de quelque titre que les naturalistes les aient décorés, ne sont que des modifications assez légères, fondées
sur le développement ou l'addition de quelques parties qui ne changent rien à l'essence du plan* . »
En prenant pour critérium hiérarchique le système nerveux, les quatre plans généraux'de structure sont les suivants : le plan des vertébrés, le plan des articulés, le plan des mollusques, et le plan des rayonnes (zoophytes).
Ces quatre plans généraux sont irréductibles, c Chacun de ces grands types, dit Agassiz, est construit sur un plan distinct, tellement spécial, que les homologies ne s'étendent pas d'un type à l'autre et sont strictement restreintes dans le cercle de chacun d'eux*. »
Ce résultat capital dû aux travaux anatomiques de Cuvier a reçu la plus éclatante confirmation des études embryologiques de l'illustre Ernest de Baer. Ce physiologiste russe démontra qu'il y a quatre modes de développement embryogénique pour l'ensemble des animaux; or ces quatre modes de développement embryogénique coïncident exactenientavec les quatre plans de structure anatomique découverts par Cuvier. Voici la classification embryologique de E. de Baer :
10 Le type périphérique (rayonnes) : le développement procède d'un centre et produit des parties identiques dans un ordre rayonnant.
2° Le type massif (mollusques) : le développement