IGO LA CAUSE- PREMIÈRE
race, les pelones, qui ont un poil fin et rare ; et une autre race, les calongos j qui sont absolument nus.
Dans les Indes occidentales, trois générations suffisent pour déterminer un grand changement dans les toisons des mouton^.
Le cerf a des bois plus grands et plus rameux dans le nord; il est aussi de plus grande taille.
Les variations de couleur dans la robe des animaux féroces sont dans une relation manifeste avec les différences climatologiques : les individus les plus roux sont ceux des régions chaudes; et les plus gris, les plus décolorés, ceux des pays où la température est le moins élevée. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire cite de nombreux exemples parmi les lions, les panthères, les jaguars, les couguars *.
II. Nourriture. — Sous l'influence du chènevis. les bouvreuils et quelques autres oiseaux deviennent noirs.
D'après Wallace, les naturels de TAmazone nourrissent des perroquets verts communs avec la graisse de gros poissons siluroïdes; les oiseaux ainsi traités deviennent magnifiquement panachés de plumes rouges et jaunes. Ce fait, dû à l'intervention humaine, est propre à montrer comment le genre de nourriture est capable d'influer sur la couleur. Or la nourriture dépend à la fois de la nature du terrain et du climat
\. Isidore Geoffroy Saint-IIilaire, Histoire générale des Règnes organiques, tome III, chap. xiv.
qui régit ce terrain. Au pôle Nord la nourriture ne peut pas être la même qu'aux tropiques * .
En résumé, les conditions physiques du milieu ambiant exercent leur influence sur le poil, sur la coloration du poil ou des plumes, sur la grandeur ou la petitesse de la taille; mais elles ne touchent en rien au plan de structure. Elles peuvent créer des variétés ou des races au sein d'une même espèce, mais elles ne touchent pas à l'espèce. Un bœuf calongo, qui n'a pas de poil, ne cesse pas pour cela d'être un bœuf, il est simplement une race de l'espèce bœuf.