‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 8 sur 197 · Éternité de la matière · texte numérisé non relu

Éternité de la matière

La matière ne peut être anéantie ni créke; elle ne SUBIT ijVE des transformations. — La chimie a démontré expérimentalement, avec une certitude absolue, que :

1" 11 est impossible de créer la plus petite parcelle de matière;

2** 11 est impossible de détruire la plus petite parcelle de matière;

:î^ Quelles que soient les variations d'état ou de combinaison, le poids de la matière est invariable.

De la résultent les trois théorèmes métaphysiques suivants :

LA MATIÈBE, L'ÉNERGIE, LA VIE, l'aME H»

i^ La matière n'a pas eu de commencement puisqu'elle ne peut pas être créée ;

2» La matière n'aura pas de fin puisqu'elle ne peut pas être détruite;

30 La matière ne fait qu'éprouver des changements de forme, puisque, dans toutes les combinaisons, son poids reste invariable.

Les mots création^ destruction, ont donc perdu leuisens primitif; ils ne signifient plus aujourd'hui que passage d'une forme à une autre forme. Lorsque l'esprit flxe son attention sur une forme qui commence, il dit qu'il y a création ; il appelle destruction la fin de cette même forme, laquelle fait place à une autre.

Quant à l'éternelle matière, son poids, à travers ses métamorphoses indéfinies, reste absolument invariable.

En chimie, ces vérités sont ainsi formulées : Rien ne se perd, rien ne se crée ; il n'y a que des changements de forme.

On a donné à cette loi le nom assez impropre, mais consacré par Fusage, de Loi de la conservation de la matière.

C'est à Lavoisier qu'on doit la démonstration expérimentale de cette loi capitale.

L'instrument de mesure de la matière est la balance.

En métaphysique, comme on appelle éternel ce qui ne peut être créé ni anéanti, l'expression exacte est Loi de r éternité de la matière.

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