EN RAIES
A) Tracer. — Commencer par abaisser une ligne parallèlement à l’axe du membre avec un cautère à peine chaud, et cela toujours en position postérieure. Cette ligne servira de point de départ à toutes les autres qui devront naître perpendiculairement à elle. La première raie transversale sera marquée dans le cas de lésion aux éxtrémités inférieures des membres au niveau du boulet : en remontant alors vers le genou ou le jarret, on espacera de 6 à 8 millimètres les raies suivantes en les maintenant parallèles entre elles, et par conséquent transversa!es; progresser toujours de bas en haut en prenant pour guide la ligne précédente plus facile à suivre lorsqu'elle se trouve entre le cautère et l'opérateur. Il ne faut pas arrêter le feu au niveau des lésions, mais venir jusque sur la limite de la face antérieure du membre. Au-dessous du boulet il sera tracé quelques lignes dans le paturon. Les raies devront être nettes, sans bavures ni traînées. Si l’on doit pratiquer la cautérisation sur un jarret, on pourra tracer deux séries de lignes : l’une sur le jarret et le canon, l’autre légèrement oblique à angle droit avec l’axe du tendon des jumeaux ; les raies viendront se rapprocher en angle très aigu en avant mais sans se rencontrer.
Rappelons pour mémoire les cautérisations li-
néaires suivant ‘es données de PRANGE, vétérinaire à
Paris : « feu en raies courtes et interrompues ». Se servant d’un cautère à tranchant étroit et convexe d'un volume moitié moindre de celui du cautère usuel, ce praticien disposait en ligne droite une série d'empreintes longitudinales de deux centimètres de longueur, régulièrement espacées les unes des autres: Parallèlement à cette première ligne il en traçait une autre, en ayant soin de faire coïncider les espaces ménagés de l’une avec les empreintes de l’autre.
Cautérisation. — « Que celui qui donne le feu ait la main légère, qui est de ne point appuyer avec le couteau de feu sur la raie qu’il fait. Que les couteaux soient seulement rouges et non flambants ; qu’on ne les chauffe qu’au charbon de bois. I1 faut du temps pour bien donner le feu, et il réussit infiniment mieux de le donner avec des couieaux médiocremeni chauds et repasser cinq ou six fois sur une même raie, n’appuyant point avec le couteau de feu, que de faire tout en un coup avec un couteau fort chaud ou bien de ne brûler que le poil.
« Il faut que la main soit légère en donnant le fen et le donner vivement, et également partout, sans appuyér le couteau, couleur cerise.
« On doit donner le feu avec des couteaux assez déliés de tranchant, mais ronds au lieu d’être tranchant, et toutes les fois qu’on les chauffe et les tire du feu, ôter la crasse qui s’y attache en les frottant contre quelque morceau de bois, car la crasse coupe le cuir
, et gâte tout. »