LES SUITES DE LA CAUTERISATION
Il faut encore un certain temps, avant que le feu soit complètement éteint ; et durant plusieurs semaines, le travail réparateur se continue sous la peau. Il faut attendre, avant que le tissu tendineux ait repris une certaine solidité; c’est là une des grosses difficultés de la fin du traitement. Le propriétaire et l'entraîneur acceptent difficilement de conserver un cheval inutilisable. Ils sont toujours pressés, et voudraient reprendre le travail le plus tôt possible. Et cependant, le temps seul, la nature aidant, per-
mettra la cicatrisation parfaite de la lésion. Oublier le cheval opéré pendant plusieurs mois, voilà le secret de la guérison. |
Certaines données ne sont pas superflues, pour aider à faire, dans la mesure du possible, reprendre au tendon ses qualités.
Tout d’abord, le repos : abandonner le chevai hors du centre d’entraînement. On pourra, d’ailleurs, profiter de ce moment pour renouveler l'application d’un vésicatoire, ou lraiter avec des douches froides.
Mais il faut encore connaître l’endroit où on va le mettre en liberté. Au point de vue sol : choisir un terrain un peu gras, où les pieds pourront s'épanouir dans la boue, où les réactions seront amorties avant que les tendons n'aient à jouer leur rôle, grâce à l’élasticité du sol.
I est un facteur essentiel : c'est la dimension de la prairie où le cheval pourra s’ébattre. Eviter les vaste: espaces ou les grandes étendues, permettant au cheval de se livrer à des courses folles, avec des arrêts brusques, des volte-faces rapides. suivies de nouvelles charges. Eviter de grouper les animaux qui s’excilent mutuellement et forcent le train déjà rapide pour jouer entre eux.
Il faut rechercher les petits paddoks, où le cheval pourra se promener, trolter, galoper même quelques foulées mais, vite arrêlé par les dimensions restreintes de l’enclos, sera obligé de ne se livrer qu'à un exercice peu violent, lent et continu,