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de ces préjugés, avec timidité : « Quelques-uns préfèrent l'or, l'argent, le cuivre, à l'acier et au fer. Il ne .m'appartient pas de contrôler les connaissances acquises sur ce point, je dirai seulement qu'ayant essayé tous les métaux, j'ai érouvé toujours dans ma pratique que le fer et l'acier étaient préférabl'es et pouvaient être employés avec plus de certitude par la raison qu'ils retiennent la haute chaleur qu’ils ont reçue, plus longtemps que tous les autres; en outre, on ne peut apprécier le degré de chaleur de ces derniers, sans les essayer avec de l’eau froide, tandis qu'avec le fer et l'acier, il n’en est pas ainsi.
Il fa'lut encore un siècle pour que ces justes idées pénétrassent en France : Garsault établit encore des - différences entre les propriétés du cuivre et du fer, le premier élant plus doux, mais laissant des escharrés plus considérables : il est un fait avéré, que chez les maréchaux, les brûlures, sur leurs bras, occasionnées par la crasse du fer, guérissent rapidement, tandis que chez les chaudronniers les plaies par brûlure d2 cuivre sont très longues à cicatriser.
Lafosse contribua à faire accepter le fer comme agent de cautérisation à l’exclusion de tous autres métaux.
Le fer est préférable pour la confection des cautères parce qu'il jouit de la propriété précieuse d'accuser par les différentes nuances qu’il revêt, lorsqu'il est soumis à l’action du feu, les différents degrés de sa température.
En outre : ayant une capacité de calorique
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moindre que l’or et l'argent, il est moins susceptible de désorganiser d'emblée les tissus avec lesquels on le met en rapport. On peut donc le manier avec plus de sûreté.
Plus lent à se refroidir, comme Thomas de Grey l'avait constaté déjà, il n’a pas besoin d’être remis au feu aussi fréquemment, avantage considérable qui permet d'éviter le danger de mettre en contact avec les parties vives, à des intervalles trop rapprochés des instruments sortant du foyer, c’est-à-dire élevés à une très haute température.
On reproche souvent au praticien de ne pas chercher un instrument à « donner le feu » plus en rapport avec les exigences de la vie actueïle et du progrès : Nombreux sont les modèles employés, mais nous aurions mauvaise grâce de les préférer au simple cautère en fer dont tant de maitres illustres nous ont montré les avantages, et qu’une pratique presque journalière nous a rendu familier.