‹ La Cautérisation par le Feu: Son Application aux Lésions Tendineuses sur le Cheval de LuxeChapitre 7 sur 34 · ES · texte numérisé non relu

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drir les petites irrégularités consécutives au passage au feu : la surface cautérisante doit être lisse, surtout au moment où l’on approche de la plus grande fragilité des dernières couches du derme.

Surveiller toujours l’arrondi des angles pour que dans les mouvements de bascule, l'intégrité de la peau soit respectée.

Le

Anatomie des régions tendineuses susceptibles

de recevoir l'application du feu

Nous n’'envisagerons dans ce chapitre que les principales régions tendineuses où l'application du feu est d’une pratique courante.

GENOU. — Au point de vue de l'extérieur, le genou englobe à la fois l'extrémité inférieure de l’avantbras, les articulations du carpe et la partie supérieure du canon : le groupe articulaire ainsi délimité est bridé en avant par le tendon de l’extenseur antérieur du métacarpien principal, en dehors par ceux de l'extenseur antérieur et de l’extenseur latéral des phalanges. ,

En arrière, passent accolés les tendons des fléchisseurs des phalanges profonds et superficiels : sur l’os sus-carpien viennent s'inserrer les deux tendons, intimement unis, du cubital externe et du cubital oblique. Celui du grand palmaire s'engage dans une coulisse fibreuse à la face interne du carpe et va se fixer à la tête du métacarpien latéral interne,

A la face postérieure de la deuxième rangée carpienne prend naissance la couche superficielle du

Ab

‘igament suspenseur du boulet, distinct, bien qu’en rapports étroits avec lui, du ligament articulaire commun postérieur du carpe qui, immédiatement avant, vient de lancer une bride tendineuse de renforcement au tendon perforant. En arrière de la tête articulaire du métacarpien principal s’inserre l’extremité supérieure du faisceau profond du ligament suspenseur qui se joint aussitôt avec la couche superficielle pour ne former qu’un seul et même ligament.

CaxoN. — Seule la partie postérieure est à envisager : c’est elle que l'extérieur désigne sous le nom global de tendon; corde épaisse et solide formée par les tendons des fléchisseurs toujours accolés, l’un profond, l’autre superficiel, connu par tout homme de cheval sous l'appellation du « gros tendon ». Anatomiquement, il faut lui adjoindre le ligament suspenseur du boulet et sa bride; le premier profondément logé entre les deux métacarpiens latéraux, l’autre entrecroisant ses fibres avec celles du perforant au niveau du tiers moyen du canon. Au-dessous des boutons terminaux des métacarpiens latéraux, le ligament suspenseur se bifurque, après s'être légèrement évasé, en deux divisions superficielles et très nette-

ment distinctes à la palpation.

BOULET. — Région complexe d'importance capitale par son rôle amortisseur des réactions. et de ce qu'à ce niveau, le poids du corps cesse de tendre verticalement vers le sol, et prend une direction oblique

suivant l'axe du paturon.

RS ET a

En avant, insertion sur l'extrémité antéro-supérieure de la première phalange du tendon de l’extenseur antérieure des phalanges à côté de lui et en dehors terminaison de l’extenseur lattéral.

Lattéralement, les deux branches ‘du suspendeur du boulet, après s'être fixées sur le sommet des sésamoïdes correspondants, donnent naissance à deux brides fibreuses qui se dirigent en avant et en bas vers l’extenseur antérieur. La partie la plus importante au point de vue lésion, est cette configuration anatomique si spéciale que les cavaliers nomment la bague, et qu’il nous faut définir, suivant Girard, « l'anneau du tendon perforé, véritable bride circulaire dans laquelle joue le tendon perforant pour descendre dans le paturon ». je

La présence des sésamoïdiens et de leurs ligaments contribue à donner au boulet sa complexité.

PATURON. — Continuant son trajet, le tendon de l'extenseur antérieur des pha'anges vient s'épanouir sur la face antérieure de la ‘deuxième phalange et prend son insertion sur l’'éminence pyramidale de la troisième. Au niveau de la première articulation interphalangienne, il a mêlé ses fibres avec celles des deux dépendances des branches du suspenseur.

A la face postérieure, le perforé, après avoir formé son anneau, se divise en deux branches qui viennent se fixer en arrière de l'extrémité supérieure de la deuxième phalange : c’est après avoir passé entre les deux branches terminaies du fléchisseur

LETORES

superficiel, que le tendon perforant s'épanouit en une aponévrose plantaire, allant s’insérer sur la crête semi-lumaire de l’os du pied, après avoir été recouvert en arrière par une lame fibreuse considérée par H. Bouley comme une gaîne de renforcement.

JARRET. — Articulation tibio-tarso-métatarsienne. La partie intéressante de cette région est la masse tendineuse postérieure qui s’infléchit suivant l'angle articulaire. La saillie formée par le calcaneum offre d’abord à considérer insertion, à son extrémité supérieure et en partie moyenne, du tendon commun des bi-fémoro-calcanéens, renforcé par un faisceau de la lanière fibreuse, annexée en avant à la corde du jarret : le perforé se présente dans le membre postérieur comme une longue corde presque exclusivement tendineuse. Après s'être étroitement uni à la lanière fibreuse de l’aponévrose jambière, il s2 place au côté interne du tendon des gastro-cnémiens. puis à sa face postérieure ef gagne ainsi le sommet du calcaneum. Là, il s'élargit de manière à former une calotte fibreuse moulée sur la protubérance osseuse. De ce point. le tendon du perforé descend en arrière du jarret et vient en rapport comme dans un membre antérieur avec le tendon du perforant. qui reçoit une bride de renforcement du suspenseur du boulet. L'extrémité des membres inférieurs est analogue à celle des membres antérieurs du poirit de vue anatomique des: tendons.

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