‹ La caverne de Font-de-Gaume aux EyziesChapitre 24 sur 111 · PREMIÈRES HYPOTHÈSES SUR L’AGE DES FRESQUES · texte numérisé non relu

PREMIÈRES HYPOTHÈSES SUR L’AGE DES FRESQUES

des fresques l’absence de placages anciens, d'attaches de planchers stalagmitiques actuellement suspendus. Il lui sembla que les traces de l'Ours pouvaient mieux

in

‘expliquer, étant donné leur orientation généralement verticale, si les ours s'étaient dressés contre la muraille. La justesse de ces critiques avait beaucoup ébranlé notre confiance en notre théorie ; le relevé soigneux de toutes les fresques finit de la ruiner. En effet, sous les fresques du registre inférieur, existaient en divers endroits des vestiges analogues à ceux du registre supérieur. Bien que peu apparents et peu nombreux, ils suffisaient à démontrer que, dès le début de la décoration pariétale, les murailles étaient dégagées de remplissage jusqu'au même niveau qu'aujourd'hui.

Dans ces premières phases de nos idées, nous ne nous étions pourtant trompés

que sur des points relativement secondaires. Au premier moment, nous prenions chaque caverne comme un bloc simple, en n'en retenant que la note dominante; nous savons maintenant qu'à Font-de-Gaume, les œuvres d'art sont de toutes les périodes de l'époque « Glyptique » et se répartissent depuis l’Aurignacien jusqu'au Magdalénien. Nous savons aussi qu'il ne suffit pas d'y distinguer grossièrement la série noire et la série polychrôme, mais qu'il se trouve, dans chaque série et entre

les deux, des échelons continus. Nous allons essayer, en nous basant sur des faits

précis de superposition, d'établir la relation chronologique qui existe dans leur suc-

cession.

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