RHINOCÉROS GRAVÉS PAR LES BUSHMENS
Nous n'avons eu que tardivement connaissance des documents iconographiques publiés par M. L. Péringuey, directeur du Musée Sud-Africain, dans son article On rock engravings of animals and the human figure founds in South Africa
FiG. 239. — Rhinocéros
publié dans « Transactions of the South African Philosophical Society », XVIIT,
part 4, Mars 1909. Nous y rencontrons une remarquable série d'images de Rhino- ), n° 4, et fig. 240) repré-
céros piquetées sur pierre dure, et dont plusieurs (fig. 23 sentent le Rhinocéros simus, facile à reconnaître à l’extrème longueur de ses cornes (1). La comparaison que l’on peut faire avec nos documents iconographiques quaternaires est très suggestive et confirme tout à fait nos interprétations.
Nous trouvons plusieurs autres représentations de Rhinocéros gravées sur roches dures publiées dans les Bushman Paintings, copiées par Miss Helen Tongue (2)
F1G. 240. — Rhinocéros piquetés sur roche dure, d’après un frottis par L. Péringuey :
locncit
pl. XLVI, 81, Li, 09, LIIT, 95 ; mais elles ne représentent pas le simus, et sont beaucoup mois artistiques que celles publiées par M. L. Péringuey.
Dans tout le beau matériel de fresques en couleur si soigneusement copiées par
Miss Helen Torigue, nous n'avons rencontré qu'une très mauvaise figure de Rhino-
céros (pl. IT, fig. 5) beaucoup plus éloignée de nos figures quaternaires. II semble
d’ailleurs qu'il y ait de sensibles différences entre la faune de ces fresques et la faune
les images d'animaux anciens seraient plus
des gravures piquetées sur roche dure, où
UMA APEn d’art piquetées sur roch
y semble admettre une antiquité très reculée d’une bonne partie de ces œuvres sur le fait de leur analogie avec les pétroglyphes du Nord de l'Afrique, d’autruche travaillés, instruments microlithiques, etc., qui se retrouvent
; il insis
sur la ressemblance de silex, œufs sur rocher.
ici et là, toujours associés à ces figures gravée
2. Oxford, Clarendon Press, 1909, avec une préface du Pr H. Balfour.