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SÂTSeS
Perte presque complète de la vision. Un examen ultérieur dénote une déchirure chorio-rétinienne.
O. G. Perforation du globe avec fort chémosis conjonctival et sang dans tous les milieux oculaires. Le pus fait issue par la perforation. Panophtalmie. Enucléation du globe oculaire perforé le 19 mai à Toul.
Pus dans tous les milieux oculaires. On n'a pas trouvé de corps étranger. Le corps ayant glissé le long du cartilage tarse de la paupière inférieure était profondément encastré au-dessous de la paupière, entre le tégument et la paroi osseuse du maxillaire supérieur gauche. Il a été extrait quelques jours après l’énucléation.
Blessé évacué sur l'hôpital 8 bis.
OgsERvATION XXIX (Centre ophtalmologique de la XIVe Région).
Double perforation oculaire par éclats d'obus.
A..., Jean, soldat au 56° régiment d'infanterie.
Blessé le 21 août en Lorraine par des éclats d'obus.
Les éclats ont atteint les deux yeux. Le blessé n’a plus rien vu. Il a été fait prisonnier et soigné en Allemagne dans le duché de Bade. Huit jours après, l'œil gauche devint douloureux, la fièvre survint; le blessé se souvient avoir eu 39 degrés de température. Ses souffrances augmentant, les chirurgiens allemands lui proposèrent une intervention qu'il accepta. Le 3 septembre, il fut énucléé des deux yeux. La plaie suppura longtemps.
Le blessé sortit de l'hôpital, le 5 janvier seulement, à peu pres guéri.
Le blessé, qui a été évacué en France en mars, va actuellement très bien.
Le crapouillot a done comme particularité intéressante de léser les yeux autant par ses brûlures que par ses perforations; l’action caustique de l’'obus, qui existe tout de même, se trouvait bien moins prononcée;
Ce et la raison en est dans la proximité à laquelle le projectile explose.
Le crapouillot éclate souvent presque au contact du combattant.
Notons la grave tendance qu'ontles plaies par éclat de crapouillot à s’infecter, particulièrement marquée par les éclats de torpille, qui, par suite de son explosion au contact du sol, se trouvent souillés et entrainent même des corps étrangers.
De cette étude générale sur les lésions dans la cécité, une conclusion nette paraît se dégager. Elle se résume dans la gravité des dégâts occasionnés aux yeux par les projectiles de la guerre actuelle. Les blessures des yeux diffèrent totalement, bien souvent, des plaies observées dans la pratique civile. Comme elles, la thérapeutique change et la chirurgie oculaire paraît parfois abandonner sa spécialisation et marquer en temps de guerre une évolution vers la chirurgie générale, en raison des délabrements et de l’importance des interventions autoplastiques. Toutefois, à l’ophtalmologiste revient le rôle de réduire considérablement le nombre des énucléés. Nous avons vu plusieurs fois des yeux qui semblaient voués à leur extirpation et qui ont été conservés sans vision ou avec une légère acuité, grâce à des soins méthodiques et minutieux relevant de la spécialité.
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