‹ La CélestineChapitre 170 sur 179 · ACTE VINGT ET UNIEME · texte numérisé non relu

ACTE VINGT ET UNIEME

lire pour m'éclairer l'esprit; mais ma pauvre mémoire, si cruellement troublée, ne les a pas retenues, et je ne puis parler, car je vois tes larmes, mal comprimées, couler sur ton vénérable visage. Porte mes adieux à ma mère bien-aimée, conte-lui longuement la triste cause de ma mort. Je ressens grand plaisir de ne pas la voir ici. Prends, mon vieux père, le pénible tribut de ton âge; c'est dans les longs jours qu'on souffre les grandes douleurs. Reçois le douaire de ta respectable vieillesse, reçois près de toi ta fille chérie. Je pleure sur moi, je pleure sur toi, je pleure plus encore en pensant à ma vieille mère. Dieu reste près de vous ! je lui offre mon âme. Recueille ce malheureux corps qui se précipite près de toi...

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