PARTIE EXPÉRIMENTALE
mode ainsi que son volume varient à l'infini; elles sont les unes Wiangulaires, les autres polygonales, d’autres enfin dessinent les figures les plus irrégulières.
loutefois, en parcourant l'ensemble de la coupe il est facile de
Fig. 16. — Extraite de la Presse Médicale. — 1, Cellule de Kupffer normale. — 2, Cellule de Kupffer, augmentée de volume mais conservant encore sa forme et ses rapports. — 3. Cellule de Kupffer devenue globuleuse, et dont le noyau occupe un des pôles de la cellule, — 4, 5, 6, 7,8, Différents stades de la fusion de deux cellules. — 9. Deux cellules accolées en hauteur renfermant une enclave. — 10, Plasmodie plurinucléaire chargée de deux enclaves. — 11, Cellule géante à noyaux en couronne.
saisir le processus qui préside à la formation de pareilles figures. Le premier type de la série est la cellule endothéliale typique, allongée et moulée sur la travée à laquelle elle adhère; comme tous les éléments dont la description suit, le corps protoplasmique est imprégné de collargol.
Certaines cellules perdent peu à peu ce type allongé; elles se renflent, deviennent globuleuses, leurs deux diamètres tendant à s'égaliser ; elles seraient même méconnaissables sans la surcharge de collargol et sans les types de transition qui les relient à la cellule normale. À mesure que la cellule s'enfle, son noyau tend à émigrer vers l’un des pôles.
Une pareille évolution, atteignant les éléments d’un même espace capillaire, tend à produire des processus de fusion entre les cellules endothéliales ainsi modifiées. Plusieurs cas peuvent se présenter.
Des cellules encore allongées se placent bout à bout : la plasmode sinueuse qui en résulte reste néanmoins allongée suivant le grand axe du vaisseau.
Au contraire, deux cellules globuleuses, en s’accolant par leur face suivant un angle variable, détermineront des plasmodes dont la forme différera suivant l'angle et suivant le degré de fusion : elles présenteront tous les intermédiaires entre la forme en brioche et la forme régulièrement arrondie (forme en Ü, forme en Y, etc.).
Si la fusion, au lieu de se borner à deux éléments, en intéresse 3, 4, d, la plasmode qui en résultera aura 3, 4, 5 noyaux et plus, et, fait remarquable, ces noyaux auront une tendance à migrer vers la périphérie.
Tous ces aspects se rencontrent sur les coupes, et mème il est possible de constater dans les cellules géantes ou dans les formes syncytiales si diverses des figures de macrophagie intéressant des hématies ou même des leucocytes; ces derniers, à des degrés de digestion variables, restent souvent parfaitement visibles au centre du vacuole. Les figures ci-Jointes permettent de saisir sur le fait ces différents stades. Ainsi se trouvent donc expliquées ces formations de cellules géantes dans le foie que MM. Courcoux et Ribadeau-Dumas avaient déjà obtenues au moyen de l'éthérobacilline,