‹ La Cellule de KupfferChapitre 48 sur 64 · PATHOLOGIE DE L'ENFANT ET DE L'ADULIE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE DE L'ENFANT ET DE L'ADULIE

L'expérimentation a permis de suivre, sur l'animal adulte, la double évolution de la cellule de Kupffer, vers le macrophage et la cellule géante d’une part, vers l'élément interstitiel et fibroblastique d'autre part.

La première évolution est difficile à saisir sur le foie humain, car les stades de transition font défaut; au contraire, la seconde évolution peut se retrouver dans l'hépatite interstitielle intralobulaire dont le terme extrême est représenté par la cirrhose monocellulaire.

Dans ces hépatites il est intéressant de noter la dissociation fréquente entre le degré des lésions du lobule et celui des lésions de l’espace porte : il semble qu'il y ait là deux parties, deux éléments différents qui réagissent pour leur propre compte. Ce fait avait déjà frappé Gastou qui, dans sa thèse, décrit certaines lésions du lobule auxquelles il donne le nom de capillarites, de sclérose capillaire péricellulaire : cette lésion « sépare des groupes de trois à cinq cellules ou forme un réticulum dont les mailles sont comblées par les fragments de cellules nécrosées et des cellules embryonnaires ».

Gastou avait encore remarqué la parallélisme qui existait entre celte sclérose péricellulaire et le trajet des capillaires veineux. Plusieurs planches qui schématisent cette disposition rappellent de très près les figures que nous avons nous-mêmes obtenues. Sur plusieurs de nos coupes, qu’il a eu l'amabilité d'examiner avec nous, Gastou a retrouvé les lésions de capillarite, de sclérose capillaire qu'il avait observées lui-même et qu'il avait été tenté de rapporter à l'endothélium. Voici du reste un passage de sa thèse : « Parois des veines sus-hépatiques constituées par des cellules vitreuses. De la veine partent des trainées rosées conjonctives de plus en plus minces et qui ne semblent être autre chose que les parois des capillaires hypertrophiées. Ces travées entourent les cellules en formant un véritable tissu réticulé. »

I semble que l’on puisse avec quelque vraisemblance rapproche r de ces faits la sclérose pénicillée décrite par Parmentier dans le foie cardiaque. Cet auteur a été également frappé par le contraste existant entre la prolifération conjonctive intralobulaire et l'intégrilé relative des espaces de Kiernan. Enfin, dans son mémoire récent sur la syphilis hépatique, Milhit voyait dans la cirrhose interstitielle congénitale du foie une dissociation du lobule par un üssu dont la distribution se rapprochait à tel point de celle des capillaires, qu'il supposait, sans pouvoir l'aflirmer, l'intervention de l'endothélium vasculaire : les figures du mémoire semblent bien en faveur de cette conception.

Les foies qui nous ont servi dans cette étude provenaient principalement de tuberculeux à évolution rapide, de sujets atteints de broncho-pneumonie, de pneumonie franche, de pneumonie caséeuse : ces lésions rapides, de même que quelques infections générales sans prédominance hépatique, se sont montrées particulièrement favorables à l'étude des phases initiales de la réaction de l'endothélium intralobulaire.

Le foie, qui se prête le mieux à cette étude est celui d'un enfant de quatre ans qui a succombé rapidement à une pneumonie caséeuse. C'est sur ces coupes qu'ont été prises les figures cijointes dessinées à la chambre claire.

Au faible grossissement, pas de sclérose des espaces portes,

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