‹ La Cellule de KupfferChapitre 50 sur 64 · PARTIE ANATOMO-—-PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE ANATOMO-—-PATHOLOGIQUE

ultérieure semble tout d’abord confirmer ce diagnostic. La température monte le iendemain à 40 degrés, puis à 40,5. Le 17 la crise semble sé produire, la température baisse à 38 degrés, le 18 à 37,5.

Cependant la défervescence n’était pas franche, la température remonte peu à peu, pour atteindre 40 le 20 juillet; aucune pleurésie, aucun nouveau foyer n'expliquaient cette réascension. Au cours des différents examens l'enfant poussait des cris dès que l’on touchait l'épaule gauche. La palpation révèle en ce point un certain empâtement de l'articulation : la ponction à la seringue de Pravaz ramène un pus verdâtre et épais.

Lorsque l'enfant criait, la turgescence du corps thyroïde devenait apparente, et on percevait sur le lobe gauche une fluctuation, la ponction pratiquée en ce point ramenait encore le même liquide.

Nulle part la peau ne présente d’altération qui puisse faire soupconner une suppuration sous-jacente, et cependant un examen systématique montre les suppurations analogues à la région cubitale gauche antérieure, à la face antéro-latérale de la jambe droite. Ces abcès sont incisés et drainés par M. Rieffel, mais, malgré l'opération qui eut lieu le 22, l'enfant meurt le 30. À l’autopsie la suppuration thyroïdienne forme une vaste nappe purulente infiltrée entre les masses musculaires de la région antérieure du cou: un foyer de pneumonie caséeuse occupait là base droite : foie augmenté de volume légèrement graisseux.

Le pus des abcès donnait, à l'examen direct et sur culture, une sorte d'entérocoque voisin du pneumocoque mais plus gros,et à chaînettes un peu différentes. Les premières souris mouraient en quatre jours, les autres survivaient ; enfin les cultures sur gélose étaient plus abondantes et plus fournies que celles du pneumocoque.

A l'examen microscopique, dégénérescence granulo-graisseuse et même nécrose des cellules hépatiques. Aux points les moins lésés, les travées hépatiques sont encore très écartées les unes des autres, et même morcelées par des réseaux de cellules endothéliales; ces dernières sont très augmentées de volume et présentent en grand nombre des figures de phagocytose et de macrophagie.

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