‹ La Cellule de KupfferChapitre 62 sur 64 · PARTIE ANATOMO-PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE ANATOMO-PATHOLOGIQUE

îlots de multiplication des globules. Plus tard, cet appareil entre en régression, les cellules du stroma se séparent, reprennent leur individualité, offrant de nombreuses figures de macrophagie ; les capillaires de multiplication se transforment ainsi en capillaires de circulation. Peu de temps après la naissance, îlots globulo-formateurs et chambres d'incubation ont totalement disparu.

Peu de temps après la naissance, l’endothélium est donc revenu à son état primitif de lame syncytiale, et il semble que cette lame syncytiale représente à elle seule l'appareil mésenchymateux du lobule; la minceur, la simplicité histologique de ce capillaire veineux favorise les échanges entre le sang et la cellule hépatique.

L'endothélium hépatique est caractérisé par sa triple fonction, macrophagique, bactériopexique et ‘granulopexique; nous avons utilisé cette dernière, pour étudier les modifications de l’endothéliüm vasculaire, dans différentes conditions expérimentales; notre méthode repose sur les deux faits suivants.

4° Lorsque l’on injecte dans la veine de l'oreille du lapin un cenümètre cube d’une solution de collargol à 4 p. 100, une demiheure après l'injection, les granulations de collargol se retrouvent électivement dans l’endothélium des capillaires veineux.

2 Lorsque, pour suivre la réaction de l’endothélium, on pratique tous les deux ou trois jours une injection à 1 centimètre cube de collargol au centième, l’endothélium n'éprouve de ce fait aucune modification. Cette pratique est nécessaire, car an bout de cinq jours l’imprégnation de la cellule de Kupffer a presque totalement disparu.

Grâce à cette technique, il nous a été possible de suivre les évolutions diverses de la lame endothéliale.

Une première série d'expériences, avec léthérobacilline et la tubereuline de Borrel a montré l’évolution de la cellule de Kupffer., vers la cellule géante (v. fig. 14 bis). La lame syncytiale qui constitue l'endothélium vasculaire, se condense en cellules, qui répondent à l'état typique de la cellule de Kupffer (élément allongé, adhérent à la travée, chargé d’enclaves). Ges éléments s’épaississent, s'arrondissent, deviennent de plus en plus volumineux; cette évolution atteint un certain nombre de cellules endothéliales voisines; ces

cellules se fusionnent en plasmodes, plus où moins arrondies, qui finissent par revêtir l'aspect classique de la cellule géante. Tous ces processus peuvent être facilement suivis sur les coupes, et l'on assiste à ce cycle curieux d'un syneytium (endothélium vasculaire) qui se différencie tout d'abord des cellules isolées (cellules de Kupffer) pour revenir ensuite à l’élat plasmodial (cellule géante).

Ces plasmodes, jusqu'à présent, étaient nettement intravasculaires, comme des cellules de Kupffer typiques : elles arrivent dans certains cas à se réunir en îlots, qui étouffent les travées du parenchyme interposées entre elles; celte prolifération finit par aboutir à une formation nodulaire (tuberculine, cultures homogènes de bacilles tuberculeux). Les acides gras provoquaient la formation de cellules géantes, analogues, qui se trouvaient au milieu de nappes conjonctives jeunes; les nappes conjonctives renfermaient tous les types évolutifs de ces plasmodes, elles renfermaient encore des cellules fusiformes, également imprégnées, qui se continuaient en dehors de la travée, avec un réticulum intralobulaire, formé par l'anastomose de cellules de Kupffer d'aspect rameux.

L’adrénaline, administrée par voie portale, a provoqué la formation de tissu conjonctif intralobulaire dont le point de départ éndothélial était nettement démontré et par l'imprégnation de ses éléments, et par les nombreuses formes de passage, entre les cellules endothéliales typiques et les fibroblastes.

La toxine pyocyanique à pu, suivant les doses injectées, déterminer l'apparition de plasmodes arrondies, de cellules, rameuses et anastomosées, disloquant les travées hépatiques, de tissu conjonctif intralobulaire, colorable par le van Gieson, et dont les cellules et la matière collagène s’imprègnent de collargol.

La toxine diphtérique ne délerminait, chez le lapin normal, peu où point de réaction endothéliale; au contraire, chez des animaux naturellement immunisés (Cheval), et chez des lapins artificiellement immunisés par le sérum antidiphtérique, l'endothélium vasculaire du foie entrait en réaction. En somme, dans les différentes conditions expérimentales, l'endothélium vasculaire du foie, qui représente l'état le moins différencié du mésenchyme, est susceptible de réaliser les différents types évolutifs du tissu mésenchy-

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