‹ La censure sous le premier empire; avec documents inéditsChapitre 118 sur 220 · février 1806, — Théâtre Louvois · texte numérisé non relu

février 1806, — Théâtre Louvois

laO LA CENSURE SOUS LE PREMIER EMPIRE

but de retracer les merveilles qui s'étaient opérées depuis sept ans. C'était sous ce rapport qu'il avait osé dédier sa pièce à Maret, « ministre du grand homme à qui la France devait son bonheur ». Rajeunissant le cadre original et ingénieux de la comédie de Flins *, Etienne supposait qu'un bon Parisien, sujet à dé fréquentes léthargies, s'était endormi à l'époque où l'anarchie désolait son pays et se réveillait tout à coup au milieu de l'ordre et de la victoire :

« Epiménide. — A l'époque de mon assoupissement, on ne s'occupait partout qu'à détruire: comment aurais-je pu prévoir qu'à mon réveil je trouverais tout reconstruit?

« MoRANViLLE.— C'cst quc uous avous un habile architecte.

. « EpimÉxNide. — Partout j'ai aperçu d'anciens travaux finis ou de nouveaux ouvrages commencés : d'un côté des quais magnifiques, des ponts nombreux qui facilitent les communications; de l'autre de vastes places et d'utiles embellissements; ici des monuments qui attestent la gloire des héros et la reconnaissance des peuples...

« MoRANviLLE. — Tout céla n'est rien, mon ami; nous jouissons d'autres édifices bien plus solides encore : un Code civil j ouvrage de la sagesse, nous a été donné par le génie; la justice a repris ses droits, les temples sont rouverts, etc.. »

. La comédie épisodique était terminée par ce couplet :

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