‹ La censure sous le premier empire; avec documents inéditsChapitre 130 sur 220 · Ibid et F · texte numérisé non relu

Ibid et F

l'autre, et sous les plus frivoles prétextes, la représentation d'un second ouvrage sur le môme sujet, comme si des acteurs comblés des bienfaits de leur Souverain, honorés de sa protection et du titre de pensionnaires, ne devaient pas saisir avec un empressement respectueux de pareilles circonstances pour multiplier leurs études et faire éclater leur dévouement. » Le ministre priait le surintendant do rappeler l'Opéra-Comique à ses devoirs, car il lui serait pénible d'avoir à provoquer des punitions contre les comédiens de ce théâtre *.

Le Berceau de Pixérécourl excita à Amiens de violents murmures et des scènes tumultueuses. La police s'en inquiéta et demanda un rapport au préfet de la Somme, qui lui répondit que l'improbation provenait du jeu des acteurs : il apprit en même temps aux censeurs surpris que le Berceau avait déjà été représenté à Paris. Une même réponse fut faite au ministre de la police par le préfet de la Gironde pour un tumulte semblable qui avait accueilli le vaudeville le Canon et les Cloches. On attribua le tapage au défaut de mémoire des acteurs, qui n'avaient eu que vingt-quatre heures pour apprendre la pièce *. Les théâtres de Toulon, du Havre, d'Anvers, de Montpellier, avaient fait représenter dos à-propos sur la naissance du Roi de Rome, intitulés : r Union de Mars et de Flore, la Naissance du fils de Charlemagne, etc., etc. Les préfets furent blâmés de n'avoir pas soumis ces ouvi-ages à la Censure, parce qu'aucun motif, aucune circonstance (et moins encore celle où le zèle et le talent avaient besoin d'une direction uniforme et sûre), ne pouvaient les dispenser d'exécuter le décret du 8 juin 1806 ».

Le préfet de l'Ourthe avait laissé jouer sur le théâtre de

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