‹ La Censure sous Napoléon IIIChapitre 31 sur 77 · PETITE FILLE DE LA GRANDE-ARMÉE · texte numérisé non relu

PETITE FILLE DE LA GRANDE-ARMÉE

Vaudeville en deux actes.

20 avril 1852.

I Cette pièce met en présence l'opinion bonapartiste et l'opinion royaliste sous la Restauration.(Elle montre un colonel de l'Empire placé entre ses croyances politiques et ses affections de père, acceptant le grade de général quelques instants après avoir été arrêté comme conspirateur. La nouvelle de la mort de TEmpereur lève les scrupules du vieux soldat, en faisant disparaître les obstacles qui séparaient les deux amantsj La scène où le général se rallie, celle où le sous-préfet vient annoncer la mort de l'Empereur, qui sert de dénouement heureux à la pièce, nous paraissent inadmissibes. Tout en reconnaissant ce que les auteurs ont

sous NAPOLKON III.

mis de convenance à traiter ce sujet délicat, nous pensons que Touvrage présente au point de vue politique, les inconvénients que fait pressentir le titre : Abeilles et Lys, sous lequel il a été annoncé par plusieurs journaux.

En conséquence, nous ne croyons pas pouvoir en proposer l'autorisation.

Le Ministre refuse V autorisation. 1

Théâtre de la Porte-Saint-Martin LES NUITS DE LA SEINE

Drame en cinq actes •

4 juin 18.^)2.

Nous avons pensé qu'il pouvait y avoir un inconvénient grave à montrer un général, un ministre de la guerre accusé, quoique à tort, de concussion, et mêlé à des tripotages

* Par M. Marc Fournier.

l.A CENSURE

de fournitures, et nous avons jugé convenable de faire écarter ce personnage. Les auteurs lui ont substitué un membre de la Chambre des Députés, homme d'une haute probité, orateur éloquent dont les ennemis s'efforcent en vain de ternir la réputation au moyen de Tintrigue ourdie dans le principe par Roncevaux et un certain Bouvard, mauvais publiciste, fournisseur déloyal, contre le Ministre de la guerre.

Moyennant cette substitution de personnages, et des modifications opérées sur les manuscrits nous proposons l'autorisation.

Palais-Royal

YORK (ou RECOMPENSE HONNETE)

Vaudeville eu un acte.

Indépendamment de la conclusion, qui

laisse entrevoir ce que sera, pour Tbonneur

>iiis NAPuLKnx m.

conjugal du mari, la récompense de la jeune femme, cette pièce nous a beaucoup préoccupés au point de vue de certaines susceptibilités que pourraient éveiller, surtout sur un théâtre excentrique comme celui du Palais-Royal, cleuœ vieiiûc officicm de J'Empire, présentés sons une forme et avec des couleurs souvent grotesques.

Sur nos observations, les auteurs ont changé le lieu de la scèpe qu'ils ont placée en Suisse, et ont substitué à des officiers, à un soldat de l'Empire des officiers et un soldat prussiens , ce qui nous paraît, avec les modifications de détail opérées, ôter les inconvénients que nous avons vus dans la pièce, dont le titre : Récompense honnête, a été remplacé par celui d'Yorl:, nom du chien qui sert de prétexte à l'action.

En conséquence, nous proposons l'autorisation dans l'état actuel de l'ouvrage.

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