‹ La Censure sous Napoléon IIIChapitre 45 sur 77 · LA JEUNESSE · texte numérisé non relu

LA JEUNESSE

Comédie en cinq actes, en vers.

27 janvier 1838.

Le mérite et la nature de la pièce, la scène littéraire à laquelle elle est destinée ne nous paraissent pas offrir des motifs suffisants pour qu'on admette certaines idées, certains détails, dont nous pensons que les uns doivent être supprimés, les autres au moins modifiés.

Nous citerons particulièrement la scène cinquième du deuxième acte, dans laquelle Philippe se déclare légitimiste.

Ce passage nous paraît inadmissible, d'abord parce qu'il a l'inconvénient de réveiller des discussions de parti au moment où le gouvernement fait à tous un appel conciliant.

1 Par M. Emile Aus-ier,

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En second lieu, parce que faisant allusion à un jeu de Bourse, le discours, mis dans la bouche du personnage, suppose que le parti légitimiste, aujourd'hui en baisse, peut un jour remonter au pouvoir.

Nous ne pensons pas qu'il soit possible d'admettre au théâtre une hypothèse qui implique la ruine de nos institutions.

En résumé, tout en proposant l'autorisation de la Jeunesse, nous avons l'honneur de signaler à Son Excellence les passages en question qui sont indiqués dans le manuscrit.

Théâtre des Délassements-Comiques FARCEURS ET FARCEUSES

Vaudeville en deux actes et trois tableaux.

PREMIER RAPPORT

3 février 1838.

Nous ne pouvons admettre qu'on prenne pour

sous NAPOLÉON III. H7

donnée d'une pièce Toiibli scandaleux que font de leurs devoirs des gardes nationaux qui abandonnent leur poste et leurs armes pour aller faire les farceurs avec des farceuses (titre de la pièce). Quoiqu'il ne s'agisse que de quelques individualités, l'uniforme de la garde nationale n'est pas moins compromis par les situations ridicules où se placent et se trouvent ceux qui le portent pendant toute la durée de la pièce.

En conséquence, nous ne pouvons proposer l'autorisation.

DEUXIÈME RAPPORT

25 février 1858,

Des changements essentiels ont été effectués par l'auteur.

Le titre Nopces et Festins a été substitué à celui de Farceurs et Farceuses, dont nous n'aurions pu proposer l'autorisation.

La scène se passe maintenant à Bordeaux,

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en 1825 runiforme de la garde nationale a disparu ; il s'agit d'une garde de fantaisie, et les allusions sont assez éloignées pour qu'elles ne nous paraissent pas blessantes. Nous proposons l'autorisation sauf les modifications opérées sur les manuscrits.

Théâtre du Vaudeville

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