LA SENSITIVE
Comédie-vaudeville en trois actes.
11 janvier 18G0.
Vuucouleurs ^dont le nom rappelle la pucelle d'Orléans), est un homme impressionnable que la moindre émotion paralyse.
Le jour même de son mariage, il est dans la crainte la plus vive de... bégayer auprès de sa femme, etc.
Quelles que soient les précautions que
les auteurs aient prises pour gazer, par des illusions ingénieuses, l'idée fondamentale sur laquelle il n y a pas à se méprendre et qui choque toute pudeur, cette pièce ne nous parait pas de nature à être représentée.
Nous ne pouvons admettre que l'attention
i Par M. Labiclio.
sous NAPOLÉON llî. 153
dun public soit attirée et concentrée pendant trois actes sur un pareil sujet, la question de viiHlité d'un mari, la consommation physique du mariage.
Théâtre Saint-Marcel LE BARDE GAULOIS'
Pièce en deux actes, en ver?.
lu mars 1860,
Cette pièce qui n'a pas autant qu'il le
faudrait, la couleur de Tépoque à laquelle l'action se rattache, contient sur la liberté, les tyrans et les jioètes proscrits, des déclamations des allusions peut-être qui, dans la bouche de l'artiste chargé du rôle du barde, peuvent pren-
1 De M. Ponroy, joué par l'acteur Bocage, qui faisait bravement du théâtre une tribune.
loi LA CENSIRF.
dre un caractère plus significatif, et sur lesquels nous croyons devoir appeler l'attention de Son Excellence, avant de présenter l'ouvrage à son autorisation.
Théâtre du Vaudeville CE QUI PLAIT AUX FEMMES '
Proverbe en trois actes.
PREMIER RAPPORT
1'. juillet 1«00.
Nous soumettons à la haute appréciation de Son Excellence le troisième acte dans son ensemble.
La peinture de l'excessive misère de la jeune ouvrière est un de ces tableaux navrants qui
1 Par F. Ponsarcl,
sous NAl'OLKK.N Iir. 15o
irritent l'esprit public, et (lue nous avons toujours eu pour instruction d'écarter du théâtre, parce que, quelles que soient les bonnes intentions de l'auteur il en résulte une sorte d'acte d'accusation contre une société impuissante à assurer le moyen de vivre honnêtement aux femmes des classes déshéritées, et une justification indirecte de la prostitution de celles qui succombent.
DEUXIÈME RAPPORT
■20 juillet ISfîO.
Un manuscrit du troisième acte retouché nous a été présenté. Les modifications apportées à la version primitive ne nous paraissent pas atténuer sensiblement les inconvénients que nous avons signalés dans notre précédent rapport.
Nous continuerons donc à appeler l'attention de Son Excellence tant sur ce troisième acte, que sur la scène du deuxième acte; l inmii,-
du pouvoir, dans Inquelle, à notre connaissance, il \\'à été fait jusqu'ici, aucun changement '.
Théâtre Impérial de l'Odéoii