‹ La Censure sous Napoléon IIIChapitre 8 sur 77 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

reître et qu'elle ne souffre pas dans Henriette Maréchal qu'un père donnant à sa fille une croix d'or, lui dise : « Je t'apporte, pour te mettre au cou, c^Xio. petite bêtise.! »

A côté de la censure terrible, il y a la censure naïve. Celle-là suspend la première représentation de la comédie de Félicien Mallefille, le Cœur et la, Bot, à cause d'une tirade sur les abeilles. L'auteur accourt furieux devant la commission d'examen :

— Ce sont les abeilles qui vous offusquent, eh bien ! mettons si vous voulez des mouches à miel!

Et ces braves gens de répondre :

— Mais vous avez raison, mais parfaitement, mettons mouchePi à miel.

Dans ces misérables questions, il n'est point jusqu'à la religion qui n'ait joué son rôle. C'est ainsi que M. Achille Fould, Israélite, ne permit de représenter le Shyloch de Shakespeare que sous ce titre : le marchand de Venise. Ces

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