‹ La céramique chinoiseChapitre 1 sur 38 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Le travail que je publie aujourd’hui est le fruit d’une longue expérience et le résumé de nombreuses recherches. Je n’ai pas cependant la prétention d’avoir élucidé toutes les questions obscures que j’ai entrepris de traiter; mon ambition plus modeste s’est bornée à déblayer un peu le terrain et à redresser quelques erreurs commises par mes devanciers. J’ai concentré tous mes efforts vers ce but, ai-je toujours réussi dans ma tâche? Je n’ose pas l’espérer, il est si facile de s’égarer dans un pays peu connu où la marche est contrariée par d’épais brouillards et entravée par des obstacles sérieux qui surgissent, à chaque pas, en face du voyageur. Une persévérance à toute épreuve est nécessaire pour combattre le découragement de l’explorateur qui doit sans cesse lutter contre les difficultés de la route, les faux renseignements, l’ignorance et la mauvaise foi des guides. Je m’estimerais heureux si j’ai apporté une pierre à l’édifice, si j’ai fait avancer sur un seul point l’histoire de l’art céramique, laissant à mes successeurs un vaste sillon à ensemencer et une abondante moisson à recueillir.

Que n’ai-je l’autorité du poète et son génie! j’élèverais à l’art chinois un monument impérissable et digne de lui.

Le céramiste chinois a le tempérament d’un artiste. Si ses procédés de fabrication ont été souvent empiriques, son œuvre atteste avec une éloquence irréfutable qu il n’est pas indispensable d’être un savant chimiste pour réussir dans la décoration de la porcelaine.

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