NOMS DE POTIERS CELEBRES
Sous le rapport administratif, la Chine est divisée en dix -huit provinces depuis le règne de Kiendong. Selon Stanislas Julien, treize de ces provinces fabriquent de la porcelaine. Les manufactures les plus nombreuses ou les plus importantes s’élèvent dans le Tche-kiang, le Fo-kien, le Kouang-tong et le Kiang-si, siège de l’établissement impérial de King-te-tchin. Trois des provinces, indiquées par Stanislas Julien comme possédant des fours à porcelaine, le Chan-tong, le Kan-sou et le Tsse-tchouen ne travaillent que le grès ou la terre émaillée. En conséquence, nous réduirons à dix les provinces dont la production céramique est à base de kaolin.
King-te-tchin, le bourg de King-te, situé dans le district de Féou-liang, département de Jao-tcheou-fou, porta le nom de Nan-tehang-tchin jusqu’au règne de Tchin-tsong des Song qui ordonna d’inscrire sur les vases destinés au palais impérial « King-te-nien-tchi » ; dès lors la manufacture s’appela King-tetchin. Ce bourg, qui est une véritable ville, est bâti dans une vaste plaine, bornée par de hautes montagnes, sur les rives d’une grande rivière très propice au commerce; la population jadis excédait un million d’âmes.
Ilong-wou, fondateur de la dynastie des Ming, établit vers 1369 une manufacture à King-te-tchin uniquement destinée aux besoins du palais de l’empereur. Sous Siouen-te (1426-1435) on comptait dans cette localité cinquante-huit fours de l’Etat disséminés cà et là au milieu des fours privés ; postérieurement Ils furent réunis dans l’enceinte même de la fabrique impériale.
L’histoire de la céramique est peu fertile en renseignements jusqu’aux Thang