ET PROCEDES PARTICULIERS A LA CHINE
Je consacrerai quelques pages à la description de certains décors et de certains procédés qui nous ont été révélés par les Chinois, nos maîtres en céramique et les propagateurs de cet art charmant dans le monde entier. Les Japonais déclarent, sans honte, qu’ils ont été tributaires du Céleste Empire sous ce rapport et que les céramistes chinois ont été les éducateurs de leurs potiers.
Porcelaine craquelée ou fruitée. - — La craquelure est une des découvertes les plus appréciées de l’esprit inventif et industrieux des Chinois en céramique. Chacun connaît ces pièces couvertes d’un émail vitreux fendillé en tous sens ; ce réseau gracieux, composé de lignes brisées éloignées les unes des autres ou de lignes régulières et très rapprochées, enveloppe la porcelaine d’une espèce de cotte de mailles et produit le plus heureux effet. Le craquelé habille à souhait les fonds feuille morte ainsi que toutes les couvertes d’un blanc indécis avec tendance vers le gris, le jaune ou le verdâtre. Sur les porcelaines de cette qualité particulière les anses, appendices et autres accessoires sont formés d’une pâte brune ferrugineuse non vernissée, mais réveillée par des traces de dorure. Sous cet aspect monastique, les pièces ont une allure sévère, un cachet de simplicité grandiose qui ne manquent pas de séduction.
La craquelure n’est pas l’apanage exclusif des monochromes que je viens d’indiquer, elle est appliquée avec un succès égal sur la plupart des autres couleurs et principalement sur le bleu turquoise, le vert feuille de camellia, les flambés et le sang de bœuf qui lui empruntent une parure du meilleur goût.
CERAMIQUE CHINOISE.
Les fonds blancs à décor polychrome 11e répudient pas toujours cet ornement qui meuble avec élégance les parties trop dénudées. Cette armure délicate ne convient pas aux rouges d’or ni aux rouges de fer, elle leur est inutile.
Pour produire ces fentes ou craquelures, on mélange à l’émail de la couverte un peu de stéatite broyée ( hoa chij. En Europe, on attribue le craquelé à des différences de dilatabilité entre la pâte du corps de la pièce et l’émail de la glaçure. La couverte, fondue à la surface de la pièce, selon M. Lauth, ne prend pas, pendant le refroidissement, le même retrait qu’elle. L’expérience a démontré que le craquelé, obtenu sur des porcelaines dont l’état de vitrification n’est pas normal, n’offre aucune garantie de durée; le refroidissement détermine la rupture des pièces dont la cuisson est incomplète.
Le craquelé est-il très serré, il se nomme truité parce qu’il rappelle alors les fines écailles d’une truite. On rend les fentes plus visibles en les colorant avec un liquide rouge ou noir. Lorsqu’un fin truité se mêle aux larges mailles du craquelé ou bien lorsque les fentes rouges et noires se montrent accouplées et entrelacées, les pièces sont à double réseau.
Je possède un cornet blanc sillonné de craquelures bleues, le cas est exceptionnel .
Signalons encore des porcelaines, à fond blanc jaunâtre, offrant un truité rose; elles sont parfois décorées de motifs polychromes. J’ai acheté à la vente de l’amiral Goupvent un vase à larges craquelures bleues avec un fin truité rose qui simule les vaisseaux du corps humain (rare).
Il est incontestable que le craquelé n’a été, primitivement, qu’un accident fortuit; mais, après de longs tâtonnements et des essais multipliés, l’ouvrier chinois a réussi à régulariser et reproduire, au gré de son caprice, par des procédés infaillibles, un ornement heureux que le hasard lui avait révélé.
Le céramiste oriental a tenu à nous prouver victorieusement qu’il était maître de son art et qu’il avait la faculté de craqueler une pièce à sa fantaisie. Aussi voyons-nous alterner ou se succéder sur un même vase des zones craquelées, blanches, colorées ou peintes. Les spécimens de ce genre sont nombreux, mais je ne veux présenter qu’un seul exemple : gourde à panse sphérique fond céladon vert d’eau ; col piriforme blanc portant une bordure, des plantes et un papillon en bleu; entre le col et la panse, bande avec craquelures d’une tonalité blonde.
Certaines pièces, dont le fond blanc, gris ou
bleu est sillonné de cra-
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quelures, sont décorées de sujets en bleu de cobalt ou en couleur; elles sont très «mitées des amateurs.
La porcelaine flambée ou flammée est un des produits les plus merveilleux de I Orient. Les Chinois, auteurs de cette découverte, ont excellé en ce genre de fabrication.
Malgré de nombreuses affinités avec le sang de boeuf, les flambés ne peuvent point être classés dans la même série. Le flambé n’est pas monochrome; s’il est craquelé, il n’est pas pointillé; le cuivre n’est pas dans l’espèce, comme pour le sang de bœuf, Tunique matière colorante, puisque le fer joue un rôle important comme auxiliaire dans la décoration; telles sont les divergences principales entre les deux couvertes qui exigent un classement à part.
Le Père d’Entrecolles avait, le premier, signalé les flambés dans sa lettre de 1722; il écrivait alors que ces pièces appelées yao pieu [transmutation) devaient leurs colorations si chaudes et si attrayantes au défaut ou à l’excès de chaleur et à d’autres causes impossibles à conjecturer .
La couverte flambée reproduit la plupart des nuances de l’arc-en-ciel; le protoxyde de cuivre ou plutôt le cuivre métallique est l’élément principal qui lui fournit ce costume si somptueux et si varié. La richesse et la beauté s’unissent ici et se prêtent un mutuel concours pour nous captiver. Le rouge vif du flambé est connu dans le commerce sous l<‘ nom de rouge haricot; il tourne au vert ou au bleu sous Tinfluence d’une oxygénation plus abondante. L’habileté de l’ouvrier chinois a consisté à obtenir les produits les plus pittoresques en augmentant ou en diminuant dans le four la masse d’oxygène par une combustion plus ou moins rapide. On était persuadé autrefois que c’étaient des tours de main hardis qui avaient enfanté ces couvertes dont l’éclat et le caprice réalisent nos rêves les plus extravagants; cette hypothèse n’a rien d’invraisemblable pour peu que l’on songe aux procédés chinois qui sont souvent empiriques ou qui, du moins, l’ont été dans le principe.
Le scintillement de certaines pierreries, les flammes diaprées du punch, une coulée de lave incandescente, le pelage moucheté du jaguar, les tons variés dune riche fourrure, les jets lumineux de la foudre déchirant l’obscurité du lirmament, toutes ces particularités, tous ces phénomènes ont été observés, saisis à la hâte, traduits et imprimés sur la surface fragile des
poteries kaoliniques. Une main invisible a tracé, en traits indélébiles, ce décor éblouissant pour le plaisir de nos yeux et l’agrément de nos ameublements les plus luxueux.
Les flambés rouges sont souvent sillonnés de coulées ou de traînées bleuâtres ou mouchetés de taches de ce même ton ayant l’aspect le plus réjouissant. Ces parties bleutées ou violacées seraient-elles aussi régulières si elles étaient uniquement produites par des variations dans l’atmosphère du four? Ne faut-il pas les attribuer à l’emploi d’un minerai de cuivre impur contenant du cobalt ou de l’acide titanique? Cette hypothèse est possible, car en Chine les procédés et les feux sont souvent empiriques et on s’expose à dire une sottise ou à émettre un fait inexact toutes les fois qu’on veut expliquer un procédé chinois en s’appuyant sur la science moderne. Ces nuances bleuâtres sont généralement à base de cuivre, mais elles acquièrent quelquefois une tonalité qui frappe par son intensité et qui rappelle le bleu de cobalt; ces mêmes taches apparaissent également par exception sur certaines couvertes sang de bœuf. Nos céramistes d’Europe prétendent obtenir des effets analogues au moyen de l’acide titanique, et, d’autre part, une analyse chimique a révélé une fois la présence du cobalt dans une couverte haricot. Enfin un artiste distingué et militant affirme que ces coulées peuvent provenir du borate de chaux et qu’il en fait journellement l’expérience dans ses travaux personnels. Sans pousser plus loin ces investigations, je constaterai que ces veines, quelle que soit leur origine, réjouissent le regard et sont toujours agréées avec plaisir.
Les taches jaunes, grises ou brunes, visibles sur certains flambés, sont un indice assuré de l’existence du fer dans la matière première.
La couleur rouge des flambés ne présente pas toujours un aspect uniforme; les variétés de tons sont nombreuses, le rouge de la couverte est plus ou moins foncé, il passe du rubis à la brique et au grenat; nous omettons une quantité de nuances mixtes ou intermédiaires d’une qualification difficile à définir.
La surface inférieure des flambés, lorsqu’elle est privée de couverte (ce qui est le cas le plus fréquent) , prend une coloration jaunâtre au cours de la cuisson à cause du fer contenu dans un kaolin mal épuré. La blancheur de la pâte a été préservée sous la glaçure, on le constate quand la pièce est brisée ou quand on enlève une parcelle de la couverte par une légère cassure.
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Je comparerais volontiers certains flambés à un feu d’artifice permanent fixé sur la pâte par les combinaisons savantes d’un enchanteur habile qui y a accumulé les nuances les plus diverses et les plus chatoyantes d’une main libérale. En effet, les porcelaines flambées ne donnent-elles pas parfois 1 illusion de fusées s’élançant sans interruption dans les airs en jets colorés et lumineux ou bien de chandelles romaines retombant en étoiles multicolores et en globes flamboyants? Vase magique, quel sorcier a, sur tes flancs naissants, produit et retenu inaltérables les flammes qui jettent des éclairs? Quel ouvrier divin a couvert ta nudité de ce vêtement royal? Qui donc, dans la fournaise incandescente, a tissé pour tes épaules ce manteau constellé de pierreries si étincelant, si somptueux? Le secret semble impénétrable, le four a longtemps caché soigneusement ses mystères; seront-ils bientôt divulgués? La fée jalouse, qui protège la céramique et préside discrètement à ces élucubrations occultes, le permettra-t-elle jamais? La science moderne a parlé et nous offre des aperçus ingénieux sur un sujet dont l’obscurité est déjà presque dissipée.
La formation des flambés nous est expliquée scientifiquement par M. Lauth : le cuivre verdit ou bleuit à l’endroit frappé quand l’air pénètre dans le four à la fin de la cuisson ou durant le refroidissement. Sous l’action de sa haute température, l’émail continue à couler entraînant les parties oxydées qui se fondent dans la masse et donnent naissance aux flambés.
Les flambés nous ravissent par la variété et la juxtaposition imprévue des couleurs les plus diverses et les plus chatoyantes; leur costume si brillant leur assure la faveur publique.
Les potiers de la période Khang-hi avaient préparé par les progrès accomplis les succès des deux règnes suivants, et 1 édifice eut alors un couronnement digne de lui.
Les plus beaux spécimens de ce genre ont été exécutés sous Yung-tehing et sous Kien-long. Ce dernier empereur avait une prédilection marquée pour ces couvertes si riches, si variées, aussi imprima-t-il une vigoureuse impulsion à cette fabrication dont les produits sont bien dignes de la vogue qu ils ont acquise en Chine et en Europe.
Les flambés portent quelquefois une marque dynastique, je possède plusieurs spécimens inscrits du nien-hao des deux empereurs cités plus haut; ces estampilles assez rares ont leur valeur scientifique. 11 existait assuré-
ment des yao pieu sous les Ming et même antérieurement, j’ai les preuves en main, les coupes antiques de Kiun par exemple; seulement ces flambés étaient souvent de qualité secondaire , et ce n’est que sous Kien-long qu’ils ont conquis le prix de beauté.
Je possède trois flambés remarquables. Un vase, en forme de balustre carré aplati, provenant du Palais d’Eté, porte, au col, des feuilles et des fruits en couleur, et, au milieu de la panse, une pêche en léger relief entourée de feuillages verts qui se détachent agréablement sur un fond bleu violacé. Un vase piriforme, dont l’émail rouge haricot a coulé et s’est accumulé à la base en masse épaisse, montre, à la partie supérieure restée dans une tonalité blonde, deux lépidoptères aux ailes polychromes qui volent sur un truité fin et serré. Le troisième échantillon est une bouteille verte craquelée avec quelques taches rouges disséminées à la base et collier bleuté près de l’orifice. Le rouge est à peine visible de place en place; le vert est demeuré vainqueur dans ce combat singulier; ce phénomène est le résultat d’une abondante oxygénation.
Je compléterai cette liste par un vase quadrilatéral dont la couverte bleu pâle est veinée de gris; la série n’aura ainsi aucune lacune.
Encouragés par l’élévation des prix de vente, les Chinois ont repris la fabrication des couvertes flambées, et leurs essais commencent à être satisfaisants. Les flambés modernes, il est vrai, n’égalent pas la perfection des anciens, mais ils ont déjà une tenue suffisante et ne sont pas indignes de nos suffrages. Parmi les pièces sorties du four, le plus grand nombre a une valeur d’art minime et les spécimens de choix sont rares comparés à ceux de rebut; mais il est important de constater que les produits des céramistes contemporains occuperont bientôt une place honorable.
Dans les qualités anciennes, l’émail est moins vitreux, plus profond , moins superficiel; les craquelures sont plus serrées, moins longues, ne sillonnent pas la surface en la traversant de part en part. Le pied des vases nouveaux, cuits sur un lit, de sable, a été usé à la meule pour enlever la trace des coulures ou gouttes de suif accumulées à la base et pour effacer l’empreinte des graviers ayant adhéré pendant la cuisson. Sur les pièces antérieures à notre siècle ce dernier fait est exceptionnel.
La panse de quelques flambés est ornée de motifs en relief. L’émail coloré laisse, à découvert, les parties saillantes qui émergent presque blanches sur des parois chargées de couleurs chatoyantes; tel un roc sous-marin apparaît, à
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marée basse, à la surface de l’Océan, simulant le dos d’un monstre prêt à s’élancer hors de Fonde amère.
Les porcelaines de cette nature ont été imitées dans les fours modernes et la réussite a été satisfaisante; la vogue de ces bonnes copies n’est pas douteuse, il faut donc recommander aux acheteurs de se méfier des contrefaçons.
Le contraste entre les nuances du fond et des saillies mérite d’être mentionné avec éloges et on regrette que ces reliefs ne soient pas plus fréquents ; nos regrets impliquent une admiration sincère.
Porcelaine soufflée. — Elle comprend un grand nombre de nuances. Ce procédé, originaire du Céleste Empire, consiste à projeter, par insulïlation, des gouttelettes d’émail coloré sur une porcelaine monochrome et à couvrir successivement la surface entière de ce pointillé délicat. L’opération s’exécute avec un tube de bambou, muni, à l’extrémité, d’une gaze légère que l’on trempe dans un bain convenablement préparé; cette gaze tamise le liquide. Parfois, la matière colorée, moins pulvérisée par le souffle et lancée en masses plus abondantes, coule sur la pièce en veines régulières simulant des traces de larmes.
Le soufflé se recommande par la iinesse du décor qui atteint la perfection sous Kien-long; mais il est une innovation du règne de Khang-hi. C’est à cette dernière époque que les céramistes inventèrent le che-pi-lu fj* ^ ffffc vert de peau de serpent, soufflé dont la couverte imite parfaitement la peau du ventre de certains serpents. Il y a de bonnes copies modernes ; on aurait tort de les repousser avec dédain et de leur refuser une place dans nos vitrines.
Les variétés sont nombreuses; des gouttelettes bleues se détachent sur fond rouge ou sur fond vert et réciproquement. Le pointillé est bleu sur fond blanc ou rouge sur fond vert; parfois il est vert ou rouge sur fond jaune. Ces genres différents sont tous représentés dans mon musée par des exemplaires de choix.
Le soufflé rouge à larmes bleues ressemble au décor de l’œuf du rougegorge ( robin egg] , et il est ainsi désigné aux Etats-Unis.
Porcelaine peau d'orange. — La Chine a fabriqué des pièces dont la surface imite la peau rugueuse de l’orange. Ce genre de couverte, le Tsong-ijen des Chinois, provient d’un retrait, opéré pendant la liquéfaction, qui, au lieu de produire un craquelé, se traduit par des gouttelettes irrégulièrement semées. Cette fabrication date des Ming, ainsi que le prouve une théière, à panse spliéroïdale, dont le fond jaune pâle, simulant la peau de l'orange ou plutôt celle du citron, porte deux médaillons bleus en relief. Je possède également une
gourde brune et d’autres vases de la période Kien-long dont les parois ressemblent à l’écorce de l’orange, non par la couleur, mais par les aspérités ou les ondulations de la surface.
Porcelaine ajourée ou réticulée. — Elle est ainsi désignée à cause de ses parois repercées à jour cpii forment soit un filet à mailles géométriques, soit un dessin régulier. Parfois ce treillis à jour laisse apercevoir une autre cloison interne qui est pleine et porte des ornements en couleur. Certains vases réticulés offrent la particularité d’avoir, au col ou à la panse, une portion mobile tournant sur elle-même comme un vase Kien-long qui m’appartient. Il existe des bols dont les parois ajourées encadrent des médaillons pleins chargés de sujets en relief; j’en ai un magnifique spécimen.
Des plats ont leur bordure découpée à jour ; certains bols et compotiers sont bordés d’une série d’anneaux engagés, décorés en couleur, qui les enveloppe gracieusement d’une- ceinture.
Porcelaine à grains de riz. — - Cette fabrication ingénieuse a servi de modèle à nos manufactures d’Europe; Sèvres notamment lui a emprunté un type du meilleur goût. Découpés à jour et enduits sur chaque face d’une mince couche d’émail, ces grains de riz affectent la forme d’ornements géométriques ou de cigognes et d’autres animaux; l’effet est charmant. Il suflit de placer l’objet entre son œil et le jour pour rendre visibles ces grains de riz qui apparaissent aussitôt en transparence.
Décor hoang-koua-lu. — Appliqué avec un gros pinceau, il imite la peau du jeune concombre, réunissant quatre nuances juxtaposées en panneaux irréguliers. Le jaune, le vert, le brun de manganèse se détachent à l’aventure, sans ordre, sur un fond blanc. Maintes fois, le brun de manganèse se formule en dessins sur le blanc qui n’est alors accompagné que des deux autres couleurs.
Flacon à tabac, fond hoang-koua-lu, avec éléphant brun.
Vase turbiné, même fond, avec dragon brun foncé sous couverte; lustres métalliques éclatants rouge rubis.
Bol campanulé, même fond, décor gravé ; un autre avec décor gaufré.
Cette couverte, fréquente sous Khang-hi et Kien-long, existe dans mon musée sur des plats, des bols, des bouteilles, des vases et des porte-pinceaux en forme de salamandre; elle se recommande par la beauté de ses rellets métalliques.
Décor polychrome à zones variées. — Le potier chinois excelle à associer, sur la même pièce, des décorations très diverses; ainsi, sur le même vase, on
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voit se succéder une zone blanche chargée de peintures en bleu de cobalt ou eu couleur, une bande feuille morte ou café au lait, une bordure blanche avec craquelures brunes et blondes et un fond vert d’eau, bleu foncé ou bleu d’empois. Cet ordre est souvent interverti, mais le groupement complet ou partiel est toujours plaisant. La composition de ces couvertes et de ces décors ne connaît d’autres bornes que l’imagination de l’artiste dont les ressources sont infinies.
Porcelaine à couches superposées. — Certains monochromes et certaines porcelaines décorées doivent la nuance et l’intensité de leur coloration à la superposition de deux couches successives de couleurs différentes. J’offrirai plusieurs exemples : Un vert oseille foncé a acquis cette tonalité particulière au moyen d’un premier enduit rouge qui communique une note spéciale à la couche supérieure du vert.
Une bouteille, fond céladon vert d’eau, décorée de trois groupes de feuilles bleues, a reçu postérieurement une couche d’émail en rouge de cuivre. Cette accumulation de couleurs donne à ma pièce l’aspect d’un marbre; l’effet est d’autant mieux accueilli qu’il est plus imprévu.
L’émail vert bouteille est appliqué sur une couche de bleu violacé; la modification apportée dans la tonalité générale par cette méthode est très heureuse.
Plusieurs porcelaines semblent noires au premier abord; une couche de brun de laque sur un premier enduit en bleu de cobalt foncé produit ce brun intense qui tire sur le noir.
Je crois inutile de multiplier ces citations ; on a dû. comprendre la portée de mes observations.
Porcelaine laquée bu r gantée. — Ce décor consiste à couvrir d’un enduit de laque noire la surface de la porcelaine, spécialement préparée pour recevoir ce corps étranger et pour obtenir une adhérence aussi intime et aussi durable que possible. Cette laque est incrustée de burgau (nacre) à reflets irrisés, découpé en plaquettes représentant des ornements, des paysages, des animaux, des personnages qui remplacent les sujets polychromes des autres porcelaines.
I ne température trop élevée amène des cloques et produit des décollements partiels qui déshonorent la pièce, c’est là un grave inconvénient. Four éviter ces accidents regrettables, on doit se méfier de la chaleur trop forte de nos calorif ères parisiens.
CEHAMIQIE CHINOISE.
J’ai un joli plateau à bords relevés, en porcelaine laquée burgautée, portant un paysage; il a été acheté à la vente Montebello.
Un petit bol de cette série, fond café au lait à l’intérieur, est orné, au pourtour, d’un paysage en burgau sur fond laqué noir.
Porcelaines imitant d’autres matières ou des objets naturels. — L’artiste chinois , loin de fuir les difficultés , semble les rechercher à dessein pour le plaisir de les attaquer de front et de les surmonter ; les obstacles l’attirent et le fascinent, rien ne le rebute, son opiniâtreté est assurée de la victoire; sa confiance en son art est pleinement justifiée. Ses tentatives les plus audacieuses dans la voie de limitation ont été pour lui un sujet perpétuel de triomphes; ses œuvres sont un témoignage irrécusable et éloquent de ses ingénieux procédés.
Marbre, jaspe, serpentine. — Boîte carrée; couverte imitant un marbre rouge veiné de brun.
Vase blanc portant des taches jaunes à l’instar du marbre.
Vase fond bleu marbré de taches prises et verdâtres.
Vase ovoïde jaune moucheté de gris et de bleu.
Vase vert veiné de bleu et de jaune comme la serpentine.
Granit. — Bouteille piriforme fond gris mastic maculé de taches verdâtres; imitation de granit.
Lapis-lazuli ou lazulite. — Petit bol hémisphérique.
Jade. — Flacon tabatière avec les Pa-Sien en relief, imitant le jade ainsi que les pièces suivantes, PI. VII, n° 22. Coupe formée de deux courges engagées avec feuillage en relief, fond vert maculé de blanc.
Jouy, sceptre de bon augure, orné, en relief, de chauves-souris dans les nuages et du cachet rond de longévité.
Poudingue. — Boîte en porcelaine imitant le poudingue; sur le couvercle, paysage hollandais en couleur.
Vase ovoïde blanc portant un agrégat de cailloux polychromes.
Turquoise de Chine. — Vase ovoïde avec semé de bouquets polychromes se détachant sur un fond verdâtre imitant la turquoise de Chine.
Améthyste. — Coupe fond violet strié de veines blanches à peine indiquées (époque Youen .
Bronze. — Vase à panse ovoïde surmontée d’un col droit évasé, fond brun à patine de bronze maculé de larges taches irrégulières en bleu et vert de gris.
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Vase bursaire, à large ouverture en collerette, porté sur quatre coquillages polychromes différents figurés au naturel; fond brun imitant le bronze pailleté d’or à larges veines foncées (Palais d’Été). PL XXX IV, n° 100.
Vase bursaire, fond verdâtre à pointillé d’or imitant le bronze; décoré, en or et argent, d’ornements hiératiques; entre le col et la panse, bordure de dessins archaïques en relief sur fond vert de gris.
Bronze damasquiné d’or et d’argent. — Vase balustre hexagone, fond brun imitant le bronze, orné de tiges fleuries et de motifs dorés qui simulent des damasquines d’or.
Gourde, même fond, avec fleurs et fruits eu or et en argent.
Email cloisonné. — ■ Vase à eau, fond vert pâle à réseau doré portant des fleurs de pêcher en couleur; imitation d’émail cloisonné.
Pitong hexagone, fond bleu céleste, décor polychrome imitant l’émail cloisonné : rinceaux, arabesques, ornements symétriques.
Email sur cuivre. — Vase ovoïde, fond vert turquoise de Chine, portant deux réserves blanches à paysages en couleur; imitation de cuivre émaillé.
Tasse et soucoupe en porcelaine imitant le cuivre émaillé; soucoupe fond vert avec dragons noirs dans les nuages; au centre, cachet rond de longévité en vert sur fond rose; revers rose.
Email de Limoges. — - Coupes de l’ancienne collection Marquis imitant un émail du dix-septième siècle.
Faïence de P alissij . — Pitong en porcelaine formé d’un tronc d’arbre sur lequel se détachent, en relief, un pêcher chargé de fruits et des singes qui cueillent des pêches et les dévorent; œuvre originale dans le goût des émaux de Palissy. PL XXXIV, n° 102.
Verre de Venise rubanné. — Trois petites bouteilles fond blanc, jaune ou bleu clair coloré en bleu foncé et en rose par des traînées capricieuses du pinceau dans le genre du verre de Venise.
Vei 're taillé à deux couches superposées de nuances variées. — Bouteille décorée en gros vert et en relief sur fond uni vert pâle : sur le col, feuilles dressées; sur la panse, salamandres au milieu d’arabesques.
Aventurai c. — Vase turbiné à base élargie fond brun à paillettes étincelantes. Vase, même fond, portant deux chiens de Fô en couleur.
Bois d’acajou ou de noyer . — Bol dont la couverte imite le bois d’acajou ; intérieur frotté d’argent.
Grand vase cylindrique pour le jus de prunelles avec couronnement en diadème; imitation de bois de noyer avec ses veines et ses nœuds.
Soie. — - Boîte sphéroïdale, ornée de grecques concentriques gravées, dans une tonalité bise imitant la soie écrue.
Laque de Pékin. — Plateau ovale à ornements géométriques; imitation de laque rouge ciselée.
Boîte sphéroïdale ; cachets ronds de longévité se détachant sur des bâtons rompus, coupés, au centre, par une double bordure de grecques; fond ayant la patine du bronze vert; au sommet du couvercle, médaillon circulaire avec dragon émergeant des flots en imitation de laque rouge ciselée.
Ecaille brune et blonde. — - Bouteille fond rouge chaudron avec taches brunes ; imitation d écaille brune.
Bouteille fond jaune translucide maculé de brun; imitation d’écaille blonde.
Cuir. — Vase dont la couverte reproduit le grain du cuir verdâtre ou brunâtre.
Corail. — Porte-pinceau simulant une branche de corail rouge.
Bambou. — Bouteille, fond brun rougeâtre portant des ornements gravés hiératiques qui se détachent sur un fond blanc façonné à l’instar de la moelle du bambou.
Epi de maïs. — Flacon à tabac en forme d’épi de maïs à grains jaunes.
Fleurs, feuilles, fruits, graines. — Fleurs de magnolia, de pivoines, de chrysanthèmes, etc. Feuilles de bégonia, de nélumbo, etc. Pêches de longévité, cédrats, grenades, bananes, arbouses, kakis, mangues, litchis, tomates, châtaignes, gousses de légumineuses, etc. imités au naturel.
Coquillages. — Nombreux coquillages de toute sorte copiés sur nature avec une exactitude surprenante et une perfection inouïe. PI. XXXVI, n° 107.
Peau de serpent. — Bouteilles dont la couverte imite la peau du serpent et celle de la couleuvre.
Flacon tabatière fond gros vert parsemé de points d’un vert pâle.
Boccaro. • — Pitong ovale lobé orné, en relief, de scènes à personnages; porcelaine brune imitant le grès cérame, dit boccaro.
Je crois inutile de continuer cette liste qui suffit amplement à notre instruction.
Le céramiste chinois a successivement choisi un des objets indiqués cidessus et il a concentré ses efforts sur les imitations les plus périlleuses;
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rien n’a effrayé son audace, rien n’a échappé à l’investigation de son regard aussi pénétrant que sagace, tout dans la nature lui a semblé digne d’exercer sa verve intarissable et d’être copié avec amour. Le succès a toujours couronné son ardeur infatigable et son ambition la plus osée. Tous les spécimens que je viens de décrire existent dans mon musée particulier en échantillons d’élite, en nombre plus considérable même que ceux qui ont été mentionnés; on peut donc vérifier la véracité de mes assertions et les contrôler par l’inspection des pièces; de cette façon, personne n’aura le droit d’accuser Lexactitude de mes paroles.
Cette série sera complète si je parviens à acquérir une des deux coupes basses, imitant un émail de Limoges du dix-septième siècle, qui ornaient jadis le cabinet de M. Marquis, connu par sa passion pour les belles porcelaines d’Orient, non moins que par sa fabrique de chocolat. La vente de ce comestible superfin permettait au collectionneur du passage des Panoramas d’enrichir ses vitrines et de les garnir royalement des dépouilles opimes de la Chine et du Japon.
Ces imitations ont été fabriquées sous Yung-tcliing et Kien-long; les plus parfaites ont valu la célébrité à Thang-ing, directeur de la manufacture impériale. Bien que toutes mes copies ne sortent pas des ateliers de King-tet c Lin, mes pièces d’élite ont cette illustre origine, je le déclare avec fierté.
Le pitong aux singes en relief (PL XXXIV, 102) décrit plus haut, doit-il être considéré comme une œuvre originale conçue et exécutée dans le goût de Bernard Palissy par un Chinois du temps de Yung-tching dont l’esprit était, à son insu, hanté par les mânes du célèbre émail leur français du seizième siècle ? Est-il une simple imitation interprétée, à sa manière, par un artiste habile? Qui serait capable de le dire avec autorité? La fantaisie orientale a enfanté des œuvres plus extraordinaires; aussi la première hypothèse est vraisemblable et probable. Le Chinois aurait copié fidèlement son modèle ainsi qu’il a copié les coupes de Limoges; sa reproduction eut été exacte et il ne se serait pas livré aux écarts d’une imagination vagabonde.
Quoiqu il en soit, mon pitong à relief occupe ici son rang normal, logique, smon comme copie de Palissy, du moins comme une œuvre qui, malgré son originalité, évoque involontairement la mémoire du grand céramiste de notre pays ; d est la preuve évidente que deux artistes, ayant vécu dans des climats et des temps différents et obéissant à leurs aptitudes naturelles, arrivent à
concevoir spontanément et à exécuter sans modèle des ouvrages similaires. Ce cas n’est pas unique dans le monde des arts.
A ma connaissance, aucune contrée dans l’univers n’a poussé à une telle perfection les imitations en tout genre et ne peut rivaliser avec la Chine sur ce terrain. Proclamons loyalement la supériorité du céramiste oriental sur ses concurrents; à chacun, sa page glorieuse.
Motifs de décor ; leur variété. — Il est superflu de retracer les dessins simples ou compliqués issus de la géométrie. Rappelons seulement que le filet, la grecque, la mosaïque, le quadrillé, le losange, les bâtons rompus ou toute autre figure géométrique contribuent à enrichir les parois des pièces céramiques et à les orner avec un luxe de bon aloi. Le rinceau, le filigrane, l’œil de perdrix, le pointillé, l’arabesque, le lambrequin, la pendeloque, le clathré, le caillouté, l’étoile, l’imbrication, l’entrelacs, le croisillon, le fleuron, le trèfle, la dent de loup, le faux godron sont des éléments de décor du goût le plus pur; ils réalisent, aux yeux de l’amateur, une des ornementations les plus idéales que puissent rêver l’imagination et la poésie en ce monde.
Il est temps de faire ressortir tout le parti que les céramistes chinois ont su tirer de la gravure, du gaufrage , du relief, de l’application de l’or et de l’argent pour augmenter la valeur et accroître la richesse de leurs porcelaines d’art. L’or et l’argent jouent un rôle important en céramique et rehaussent la beauté des pièces par l’éclat d’une nouvelle parure. Les vases monochromes ou à décor varié demandent à la gravure et au relief un surcroît de charme et d’engouement. .J’ai un plat, deux bols et un vase (PL XXVI, n" 71) portant des ornements gravés qui ont reçu postérieurement une décoration polychrome, c’est une conception originale. Cette gravure, qui se dissimule modestement sous un flot de couleurs étincelantes et apparaît seulement de loin en loin, procure une sensation d’autant plus agréable qu’elle est inattendue.
Le Père d’ Entrecolles nous a appris la méthode, suivie en Chine, pour préparer l’or avant de l’appliquer sur la porcelaine. On laisse sécher l’or broyé et dissous; au moment de l’employer, on le dissout de nouveau dans de l’eau gommée; trente parties d’or sont incorporées à trois parties de céruse, puis on l’applique comme les couleurs.
En général, les ors chinois sont superficiels, peu adhérents, mal cuits et s’effacent facilement à l’usage; alors les vases sont privés d’une parure somptueuse. Je possède, cependant, quelques échantillons qui défient tout reproche.
FABRICATIONS SPÉCIALES
A cause de la grande valeur de For à Pékin, les Chinois 11e Font employé en masse compacte que sur les pièces d’élite.
J’appellerai encore l’attention sur la forme aussi variée qu’imprévue des réserves dont le décor harmonieux ilatte la vue par la grâce de l’exécution ; elles représentent des fruits, des fleurs, des feuilles, des animaux, des rouleaux à moitié déployés, des éventails ou des dessins géométriques. Cette mine inépuisable d’innovations étranges a été successivement exploitée avec bonheur par le céramiste. Ces réserves sont tracées par un procédé aussi simple qu’ingénieux; on ne met la couverte colorée qu’après avoir, préalablement, collé sur la pièce crue, aux endroits spécialement désignés, un morceau de papier taillé suivant le modèle adopté. La découpure est enlevée après la mise en couverte, et les réserves reçoivent ensuite leur glaçure et leur décor.
Tous les émaux, qui ornent une pièce peuvent-ils supporter le même degré, ils sont cuits dans le même four; mais si l’émail des réserves est plus tendre, la pièce subit une première cuisson et les médaillons sont décorés postérieurement à un feu moins ardent. Le Chinois est un observateur de premier ordre; il est né artiste, ses œuvres en font foi.
Anses, goulots, pieds de vases. — Les anses prennent cent formes diverses : têtes de monstres ou d’éléphant, oiseaux, papillons, chauves-souris, salamandres, rinceaux, jouys, demi-arceaux, S, tubulures, tiges feuillues; elles imitent aussi la vannerie. Les goulots ne sont guère moins variés. Les pieds de vases, en dehors des contours géométriques, se formulent en pattes ou défenses d’éléphant sortant de mufles, en champignons, coquillages, trèfles, rameaux feuillus ou fleuris, etc. Les conceptions les plus ingénieuses et les plus originales ont apporté un contingent précieux à une exécution parfaite.
Reflets métalliques. — Les irrisations ou reflets métalliques, qui ont assuré la réputation des faïences de Gubbio et de certaines poteries italiennes au seizième siècle, 11e sont pas moins éclatants sur les porcelaines orientales. Le lustre est aussi intense sur la céramique chinoise, principalement sur les émaux verts, jaunes, noirs ou violets de manganèse; il est dû sans doute à la présence du plomb dans les couvertes. Ces reflets rubis sont plus séduisants encore quand un rayon de soleil vient caresser amoureusement une potiche de King-te-tchin et, en la frappant directement, lui communique aussitôt la gaieté, l’animation et la vie.
Boccaros. — Le boccaro est une poterie de grès cérame dont la fabrication,
en Chine , remonte à une haute antiquité ; il se recommande par la densité et la finesse de la pâte, non moins que par la variété des tons. Ces grès sont tantôt bruns ou rouges , tantôt jaunâtres dans une gamme plus ou moins accentuée ; leur surface, souvent, est mate ou polie sans ornements ; ils sont parfois décorés de gaufrures saillantes, de motifs en relief ou d’émaux polychromes.
Dans le premier cas, la pièce tire sa valeur de la beauté de la forme ou de la qualité exceptionnelle de la matière.
Je connais, en ce genre, des vases, des bols, des coupes, des théières, des plats.
Théière, en grès rouge, ayant la forme d’un cédrat main-de-Fô.
Porte-bouquet formé d’un tronc d’arbre; boccaro jaunâtre.
Vase à eau sphérique, fond brun, portant, sur la panse, une branche de pêcher fleuri en couleur.
Compotier orné de fleurs arabesques polychromes sur fond blanc gris craquelé.
Je citerai encore deux coupes à boire formées , chacune, d’une demi-pêche évidée, reposant sur une tige chargée de feuilles et de jeunes fruits adhérents. La paroi extérieure est rouge brique ainsi que la lige; le feuillage est gris verdâtre; l’intérieur et les fruits sont jaunâtres. Ces pièces sont d’une perfection rare et le critique le plus sévère 11e saurait découvrir en elles un seul défaut (Kiendong).
NUANCES DIVERSES DES PORCELAINES