‹ La céramique chinoiseChapitre 17 sur 38 · DETAILS INTERESSANTS. — REVUE DES PRINCIPALES COULEURS · texte numérisé non relu

DETAILS INTERESSANTS. — REVUE DES PRINCIPALES COULEURS

La division des porcelaines en monochromes et polychromes a un avantage incontestable; elle est facile et pratique, .le n’appliquerai pas à la céramique chinoise la méthode, admise en Europe, qui consiste à classer les couleurs selon le degré de chaleur nécessaire à leur cuisson; je m’exposerais à trop de méprises en cherchant à établir une distinction bien tranchée, scientifiquement exacte, entre la porcelaine de grand feu et celle de petit feu. La plupart du temps, les procédés chinois sont empiriques; on ne connaîtra jamais avec certitude la température des fours du Céleste Empire; nous savons seulement que nos porcelaines de luxe exigent un degré supérieur.

Parmi les couleurs qui supportent une combustion élevée, je citerai : le blanc , les céladons vert d’eau, gris ou blanchâtre, le bien de cobalt, le brun de fer et la série des rouges tirés du cuivre. Le bleu turquoise, le violet et le jaune cuisent dans un loyer moins ardent. Il est enfin des émaux tendres dont la cuisson s’opère à un degré réduit qui suffit à leur tempérament. De ce nombre sont : les rouges de fer, les rouges d’or et couleurs dérivées, ainsi que la plupart des verts.

Un feu intense aurait une action trop violente et volatiliserait les matières colorantes qui entrent dans la composition des émaux tendres. Ah sortir de la fournaise, la pièce serait terne ou décolorée; les couleurs seraient bridées, presque effacées ou oblitérées.

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