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Deck, la Faïence] Paris, Quantin; p

FABRICATION

effet, a le grand inconvénient de sécher difficilement et inégalement, ce qui rend les objets fabriqués sujets à se déformer et à se fendre. On peut même citer certains ouvrages, les carrelages par exemple, pour la fabrication desquels la plasticité de la pâte constitue un défaut. Les surfaces rondes ou courbes arrivent à se maintenir par ellesmêmes. Il n’en est pas ainsi avec les surfaces planes, dont la tendance à gauchir est en raison directe de la souplesse et de la plasticité de l’argile employée à leur fabrication. Pour remédier à cet inconvénient, qui est encore aggravé par la cuisson, on introduit dans la composition des pâtes des matières arides qui les dégraissent. Tels sont les sables formés soit de quartz pur ou de quartz mélangé de calcaire. Telles sont encore les pâtes déjà cuites, qu’on réduit à l’état pulvérulent, et qui prennent le nom de ciment; ou encore les scories vitro-ferrugineuses appelées escarbilles.

Ces diverses manipulations sont imposées au fabricant par la nécessité où il se trouve le plus souvent — surtout lorsqu’il ne fait pas uniquement des poteries de luxe — d’utiliser les gisements d’argile situés dans son voisinage, en donnant la préférence naturellement à ceux dont la qualité répond à la nature de ses produits. Comme il importe que le prix ne se trouve pas majoré par des opérations trop compliquées et par conséquent trop coûteuses, il se sert de cetle argile, en ayant soin de l’améliorer non senlement à l’aide des lavages et des décantages dont nous avons parlé, mais aussi en la mêlant à diverses autres argiles.

A tontes les é])oques on a pratiqué de ces mélanges. Gerrit de Paape écrit dans son livre intitulé de Platcelhackcr , (pie [)Our la faïence de DclfP on mélangeait:

Ai'j^ile de Tournai .55

» du Rynland .... 27

» de Délit 18

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1. Voir Ilisloirc de la faïence de Detfl^ p;u’ Henry Ilavaril.

Nous savons par Baslenaire-Daudenart^ que la composition des pâtes employées au siècle dernier à la faluncation de la faïence de Paris se formulait comme suit :

Terre blanche ou marne de la barrière de Combat. . . 30

Terre verte de même provenance 30

Terre jaune de la barrière de Piepus 25

Terre d’Arcueil ou de la barrière de Fontainebleau. . 15

Salvetat^ nous apprend que la célèbre faïence de Sceaux

était formée de :

Glaise verte de Frênes 37

Marne blanche 30

Terre à four de Piepus 20

Sable de Fontenay 10

Argile de Gentilly 3

A cet égard, nos fabricants modernes se conforment à cette pratique et n’agissent pas autrement que leurs aînés. « Il arrive rarement, écrit M. Deck, qu’une seule terre renferme dans des proportions convenables les éléments de fabrication. J’ai remarqué qu’il est souvent bon d’avoir, dans une composition de pâte, différentes sortes de terre, car chacune peut apporter des qualités spéciales et neutraliser les défauts des autres. On obtient ainsi un ensemble plus parfait^. «

Lorsque le fabricant s’est procuré les argiles qui doivent entrer dans la composition de sa pâte, il les mélange dans les proportions qu’il sait être les meilleures. Il les délaye dans l’eau, les lave, les décante, les réduit ensuite en une pâte malléable à l’aide d’un battage opéré par une percussion violente, et d’un pétrissage qui s’effectuait, autrefois, avec les pieds et qu’on nommait à cause de cela marcliage, mais qu’on exécute, aujourd’hui, à l’aide de machines spécialement construites à cet effet. Cette opération a surtout

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