‹ La céramique industrielleChapitre 10 sur 182 · II. Sable de Nemours · texte numérisé non relu

II. Sable de Nemours

— III. Terre des infu-

soires de Oberolie.

Sable de Fiirstenwald.

— V. Sable de Decize.

Les deux derniers exemples cités sont des sables siliceux impurs; ils sont mélangés de débris de roches alcalines (micas)

MATIÈRES ENTUAÎs'T DANS LA COMPOSITION DES PATES. f\l

qui amènent de la fusibilité. Ces malières sont à ranger parmi les matériaux fusibles.

Le silex est introduit dans la pâte des faïences fines. La silice est sous forme de calcédoine compacte dans le silex pyromaque; nous aurons l'occasion d'insister sur les différences de propriétés que la calcédoine présente avec le quartz. Le silex employé en Céramique provient des bancs de craie blanche, où il est disséminé en nodules. Étonné il se laisse broyer et donne une poudre blanche.

Par le nom de sable on entend une matière minérale réduite en poudre. Souvent on emploie le mol sable pour désigner les sables siliceux communs, ferrugineux et calcaires. Ces matériaux, de moindre valeur que les précédents, sont employés dans les fabrications de produits de qualité inférieure. Ces sables sont beaucoup plus répandus dans la nature que les sables blancs; ils sont colorés en jaune, quelquefois aussi en gris, vert ou noir. En dehors de la coloration qu'ils apportent, les sables communs amènent de la fusibilité.

J)e tous les dégraissants ce sont les matériaux siliceux qui sont les plus importants.

La silice se comporte d'une manière intéressante sous l'in flucnce de la chaleur. Jusqu'à 5-0° le quartz a une dilalalion croissant régulièrement, mais de plus en plus rapidement; à celte température, il éprouve un changement d'état brusque accompagné d'une augmentation notable de ses dimensions. Au-dessus de cette température et au moins jusqu'à iioo", la dilatation devient négative, le quartz se contracte lentement et d'une façon continue. Tous ces changements soni réversibles; à une même température, les dimensions sont les mêmes à réchauffement et au refroidissement.

La tridymile présente aux basses températures une dilatation beaucoup plus forte que celle du quartz, mais qui décroît à mesure que la température s'élève, et finit par s'annuler vers 800°; à cette température, la dilatation a sa valeur maxima, il y a ensuite pour une température supérieure une légère contraction comme cela avait lieu pour le quartz au-dessus de 570°.

Toutes les variétés de silice calcinées à la température des fours à acier, soit 1600°, au contact d'une petite quantité de fondants (2 à 3 pour 100 de chaux ou d'alcalis), arrivent à un état stable qui doit être celui de la silice amorphe. En tous cas, la dilatation varie régulièrement avec la température, et reste toujours très faible; elle présente certaines analogies avec celle des verres, dont cette silice serait la limite extrême.

Il existe enfin une quatrième variété de silice qui n'a pu être rattachée jusqu'ici d'une façon certaine à aucune des formes cristallisées et connues de la silice. Elle a été obtenue en chauffant au-dessus de 1000° une variété quelconque de calcédoine. Elle est caractérisée par une dilatation toute spéciale; elle éprouve vers 200° une augmentation brusque qui se traduit par un allongement d'environ i pour 100. Au-dessus de cette température, la dilatation continue à croître, mais très lentement.

La calcédoine naturelle forme une cinquième variété de silice, mais il n'y a pas lieu de s'en préoccuper dans les études de céramique parce qu'elle est toujours transformée par la chaleur pendant la cuisson. Au dessous de Syo" sa dilatation est sensiblement identique à celle du quartz. Au-dessus de cette température elle commence à se transformer, en éprouvant un gonflement considérable qui persiste après refroidissement. Ce n'est pas alors un phénomène réversible, mais une véritable dilatation (^).

Charbon. — Le carbone dans les produits réfractaires sert quelquefois de matière dégraissante. Les creusets de plombagine employés pour la fusion de l'acier sont obtenus en additionnant la pâte d'une certaine quantité de graphite. Le prix élevé de celle substance fait employer aussi le coke.

A la suite de ces substances on peut ajouter la sciure de bois, par exemple, qui constitue un dégraissant combustible contribuant à donner à la masse une structure alvéolée. La tourbe est dans le même cas.

(') B. CouPEAU, d'après Le Ciiatelieiî, Bull. Soc. Enc, 1898, p. i3o6.

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