‹ La céramique industrielleChapitre 108 sur 182 · IV. — BLEUISSA6E · texte numérisé non relu

IV. — BLEUISSA6E

On désigne sous ce nom le traitement que l'on fait subir aux terres cuites pour leur communiquer une coloration noire. Lorsque la température s'est élevée et a atteint le point le plus élevé ou ferme les orifices du four après introdudion de matières capables de produire un dépôt de charbon. Comme il n'entre plus d'air dans le four, la combustion est incomplète et il se produit des fumées charbonneuses qui viennent déposer du carbone très divisé. On employait autrefois du bois verl, on préfère maintenant employer des goudrons ou des huiles de distillation de schistes ou goudrons.

Les pâtes non ferrugineuses se prêtent mal à ce genre de traitement, elles ne prennent qu'une coloration grise ou noirâtre. Au contraire, avec des pâtes contenant du fer, la masse se colore en noir et prend des reflets bleutés, d'où le nom de bleuissage.

Quand on opère avec des liquides on a recours à des entonnoirs pour verser le produit dans le four. Celle introduction se fait en plusieurs fois, en laissant entre chaque versée un intervalle d'au moins i heure. La dépense d'huile varie de io''g à par mille de briques.

Il est important d'éviter une admission trop hâtive de l'air pendant le refroidissement afin d'empêcher la combustion du carbone.

Après l'introduction de l'huile dans les fours à bleuir on ferme les entrées et l'on abandonne au refroidissement. On ne laisse rentrer l'air que plus lard quand la température du milieu s'est suffisamment abaissée pour que l'on n'ait plus à redouter l'inflammation du carbone divisé. Le refroidissement dure ainsi une dizaine de jours et même davantage. On a proposé (E.PohI) (»)

(•) Thonindustrie Zeitung, xi" 29, i()Oi, p. t\oo.

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