CREUSETS
reçoit le creuset jusqu'au moment de l'emploi. Quand ce moment est venu on porte les creusets au four par groupes de i6 et on les cuit vers 700° (*).
Les creusets de plombagine faits dans la Hesse contiennent l d'argile de Gross Almerode, |de sable quartzeux et | de grapbiie de Passau, Ce sont des creusets sans ciment.
Pots de verriers. — Les creusets employés dans la verrerie sont soumis à des températures élevées pendant une longue durée; ils nécessitent une fabrication très soignée, aussi les verriers les confectionnent-ils eux-mêmes.
La pâle est faite avec une argile refraclaire dégraissée avec du ciment provenant de vieux pots brisés. On indique aussi d'ajouter du ciment neuf provenant d'argile cuite.
Voici une composition indiquée par Benrath (2).
Les matières sont broyées finement; elles doivent traverser un tamis de 80 à 90 mailles au cenlimètre carré. On humecte le mélange et on le laisse s'imbiber d'eau. Après malaxage, on procède au façonnage qui s'effeclue à l'aide d'un moule et de colombins, ou sans moule au colombin. On place au fond du moule une toile mouillée que l'on colle bien à l'inlérieur le long des parois. Ceci fait on pose au fond un colombin, on le tourne sur lui-môme et on le soude en le pressant et le foulant de manière à lui faire former un seul morceau. On reprend un autre colombin qu'on applique de même et l'on continue jusqu'à ce que le fond soit complètement garni. On monte ensuite les parois et l'on presse contre le moule la terre afin de la tasser. On passe, quand le creuset est façonné jus(|u'au bord, une éponge mouillée pour lisser les parois, |)uis on abandonne au repos. Ce n'est qu'au bout d'une semaine environ que l'on
Argile
Ciment d'argile Débris de pots.
(') Thunindustrie Zeitung, 1900, n° 134, p. T867-18G9. (-) Benrath, Die Glasfabrikation, p. 85.
384 CllAl'lTllIÎ XI. — PRODUITS RÉFRACTAIRES.
peut enlever le moule. Comme ce moule est fait en plusieurs morceaux, assemblés et réunis au moyen de cercles, on dégage d'abord les parois; ce n'est qu'après un raffermissement plus accentué que l'on peut enlever le fond. 11 faut, en effet, pour celle dernière opération que le creuset ait assez de consistance pour supporter le transport sur un autre support.
Le façonnage au colombin sans moule est beaucoup plus délicat que le précédent. En effet, l'ouvrier n'a d'autre support pour presser la pâte que la main qui lui reste libre.
On commence par former le fond du creuset et pour cela on applique les colombins sur un rondeau de bois. Ensuite on élève les parois; mais, celte fois, c'est la main gauche de l'ouvrier qui remplace le moule.
Pour travailler au colombin, il est commode de poser les colombins sur des surfaces préalablement enduites d'une couche d'un ciment pulvérisé. Comme la pâte est grasse, on évite les adhérences de la pâte à tous les objets avec lesquels elle s'est trouvée en contact.
La dessiccation des creusets demande beaucoup de soins si l'on veut obtenir un bon rendement. Comme la masse est épaisse et tassée, le mieux est d'opérer lentement en évitant de placer les creusets au soleil. Ce n'est qu'après une dessiccation prolongée dans une chambre à température égale que l'on peut porter les creusets dans des séchoirs plus énergiques.
Tout récemment ), on vient d'expérimenter le coulage pour fabriquer les pots de verriers.
On introduit dans un cylindre horizontal, disposé comme uiï blutoir, le mélange d'argile et de ciment. La matière tombe, à. l'étal de finesse voulue, dans un silo dans lequel se meut une vis, La masse est alors poussée vers les godets d'une chaîne qui enlève le mélange et vient le verser dans un récipient. Un agitateur tournant dans ce récipient, rempli au préalable de la quantité d'eau alcalinisée nécessaire, vient remuer le tout et amener la masse à l'état de bouillie suffisamment homogène. Une fois le mélange opéré, il n'y a plus qu'à laisser couler cette barbo-
(') Sprechsaal, igoS, p. i23.