II. — faïence commune émaillée ou stannifère et majolique
A. — Faïence émaillée.
Pour masquer la couleur de la pâte, qui est toujours plus ou moins rouge ou jaune, on a appliqué une glaçure opaque blanche à ce genre de faïence. L'opacification étant due à l'addition de l'oxyde d'élain, on a tiré de cette particularité un nom générique pour ce genre de produits.
La pâte de celte faïence est, comme la pâle des poteries vernissées, tendre et à texture lâche. La cassure de la pâte est terreuse. La masse a les propriétés d'une terre cuite sur laquelle on a posé une glaçure.
L'émail stannifère est sujet à tressailler; pour corriger le manque d'accord de la pâte et de la glaçure la présence de chaux est nécessaire, aussi l'on introduit dans la composition de la pâte de la marne.
Certaines de ces faïences sont capables de supporter les brusques changements de températures, aussi les emploie-l-on dans les ménages pour l'usage culinaire. Ce genre de faïence allant au feu est presque le seul type de faïence stannifère, avec