‹ La céramique industrielleChapitre 135 sur 182 · IG · texte numérisé non relu

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Argile blanche de Wallendar,

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Les pâtes 12, 13 et 14 sont citées par Teiiax. La pâte 15 a été utilisée à Creil.

Les pâles 10 et 17 proviennent de l'usine Kerainis, à la Louvière (Belgique).

Dans certaines fabriques françaises on traite la fabrication un peu différemment de ce que nous avons indiqué. La pâle est très siliceuse et le seul fondant que l'on introduise provient des éléments micacés ou feldspathiques apportés par les matières premières elles-mêmes.

Les matières premières sont, par exemple : de l'argile réfractaire, du kaolin, du silex et du sable de Decize.

Le kaolin provient de deux sources : l'Allier et l'Angleterre. Le kaolin provenant de l'Allier est ferrugineux; cuit seul il prend une teinte jaunâtre. On le môle au kaolin anglais pour obtenir une pâle satisfaisante. Ce kaolin de l'Allier, pris comme exemple, peut être considéré comme contenant :

Kaolinite ^5

Mica 10

Quartz i5

le kaolin anglais renferme :

Kaolinile g-.

Mica F.

Quant au sable de Decize il renferme jusqu'à aS pour loo de mica. La pâle consliluée avec de semblables éléments contient donc par elle-même une certaine quantité de matières fusibles, suffisante pour coller ensemble les grains siliceux et argileux.

Les kaolins micacés, peu plastiques, sont indiqués pour la fabrication de la faïence fine. Il y a en France plusieurs gisements (Cher, Allier, Bretagne).

Tous les sables du genre de celui de Decize peuvent aussi entrer dans la composition de pâtes de cet ordre.

La préparation des glaçures ne présente rien de spécial. Suivant que l'on a du cornish-stone ou du feldspath à sa disposition on se sert de l'une ou de l'autre de ces substances.

Voici les glaçures correspondant à quelques-unes des pâles que nous avons indiquées :

Frittes. Couvertes.

Feldspalli

iG

Sable

Miniiini

Kaolin

Carbonate do

potasse. . . .

Craie

Chaux vive. . .

Cornish-stone

Cérusc

Fritte.. 82

La cuisson du biscuit et de l'émail se fait dans des fours de même type, mais parfois on cuit l'émail dans des fours de dimensions moindres. On peut, par exemple, choisir les rapports des capacités de manière à ce qu'avec l'augmentation d'encastage un four de biscuit puisse garnir deux fours d'émail. Ainsi un four de i5o"*' et deux fours de 1 iS"^' réalisent ces conditions.

Alors que les Anglais n'ont pas exagéré la hauteur de leurs

fours on trouve sur le continent des fours qui ont jusqu'à 7™ de hauleur, ce qui oblige à construire des piles très hautes et nécessite une gazetterie très solide.

Les grands fours ont 7'" de hauteur et 5" de diamètre. Quelquefois même jusqu'à 6™. Celte disposition a été renversée par les constructeurs et l'on rencontre des fours de 5™ de hauteur avec un diamètre allant jusqu'à 7"". Cette disposition est préférable à la précédente.

Les fours à faïence sont presque tous maintenant à flamme renversée.

La durée de la cuisson et la dépense de combustible sont variables avec le modèle de four et le genre de fabrication.

Un four à biscuit ayant 10 foyers et un diamètre et une hauteur de 5"", brûle pendant f\S-oo heures i3*,5 environ. Ces chiffres représentent des valeurs moyennes, car on cuit dans certaines usines des fours plus grands en un temps moindre.

Nous avons déjà cité un exemple de vieux four à faïence à cuisson directe; nous le reproduisons ici comme terme de

Fig. 134. Fig. i35.

comparaison. A côté de fours analogues aux fours anglais à flamme renversée {Jîg. 71, p. 224), on utilise encore des

fours qui sont comme une transformation de ce four dit de Creil et Montereau.

Le four de Bosch diffère de l'ancien four à flamme directe en ce que les flammes n'ont d'issue que dans des carneaux placés sur la sole. La flamme remonte le long du four dans des cheminées ménagées dans la maçonnerie au lieu d'aller directement à une cheminée extérieure.

On a essayé, et avec succès, de cuire la faïence en fours continus. Le procédé, délicat pour le hiscuit qui peut mal se trouver d'échaufïement ou de refroidissement un peu brusque, semblait plutôt pratique pour l'émail; on est arrivé néanmoins à cuire les deux dans des fours de ce genre.

Le four construit par M. Faugeron pour l'usage de la Société de Creil et Montereau est constitué par un tunnel en ligne droite que doivent traverser les produits à cuire. Les pièces sont placées sur des wagons qui parcourent le tunnel dans toute sa longueur; au milieu se trouve le foyer.

Pour protéger le matériel roulant le plus possible, les flammes ne traversent le tunnel que dans la partie supérieure où elles rencontrent le matériel à cuire. Les murs inférieurs sont resserrés jusqu'à la plate-forme des wagons; on évite ainsi de détériorer les engins.

Le courant d'air est établi de manière à traverser le four de la sortie à l'entrée; il s'échauft'e sur les produits cuits qu'il aide à refroidir et vient échauffer les Magons à cuire avant de sortir du tunnel. Le foyer est double et comprend deux installations de grilles placées l'une en face de l'autre (»).

Le four a reçu tout récemment des moditîcations, comme l'atteste l'addition au brevet allemand sous le n° 119316. Cette modification a pour but de diminuer et môme d'empêcher l'arrivée immédiate des gaz sortant des chambres de refroidissement dans la partie où s'effectue la combustion {-).

Le but proposé est atteint par un dispositif qui aspire l'air et ramène dans la partie en feu. Un tube, alimenté par un courant

(') Tonindustric Zeitung, 1899, p. 1211 et M. S. I., 1899, p. 284. Tonindustrie Zeitung, 1901, n" 57, p. 907.

^5o CHAPITRE XII. - FAÏENCES.

de vapeur, vient déboucher de chaque côté du four dans les canaux t. De l'air entre par a, refroidit les produits et s'engage dans V et /•, puis débouche sous z. Une autre partie de l'air atmosphérique suit le canal i, de là passe dans g et h et entre par /dans la chambre de combustion. La traversée des canaux /•

Fig. i36.

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et i est réglée par des registres. On peut alors amener un rapport convenable entre l'air sortant de la partie en refroidissement et celui qui passe dans le laboratoire.

La vapeur nécessaire à l'envoi de l'air est fournie par une chaudière à vapeur C, chauffée par les gaz chauds passant par les tubes qui la traversent.

Quand le four est mis en activité, il n'y a pas de wagons à refroidir; on ferme le canal du four par une cloison eu briques (figurée par un trait entre a et a) et l'on ouvre A, afin qu'une partie des gaz chauds puisse servir à chauffer la chaudière. Une fois celte dernière en pression, on abat la cloison et l'on fait jouer les injecteurs. Quand on a un nombre suffisant de wagons en refroidissement on ferme n. La marche normale est établie.

La description donnée ici est tirée des renseignements fournis

FAÏENCES ARCHITECTURALES. 45f

par le brevet. Depuis l'auteur a apporté des modifications de détails tendant à améliorer le fonctionnemenl. Cet appareil est utilisé à la faïencerie de Montereau depuis plusieurs années avec un plein succès, D'autres fabriques en ont également construit.

Le four Slurm, cité précédemment (p. 233), a été essayé aussi pour la cuisson de la faïencerie; il montre une délicatesse de fonctionnement plus grande. Nous avons fait ressortir déjà les avantages d'un four tunnel sur un four à sole lournanle annulaire.

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