I. II
Kaolin de Zettlitz 40 »
Argile réfractaire cuisant blanc » 20
Kaolin de Bohême » 30
Feldspalli de Suède a5 »
Feldspath ordinaire » jo
Sable quartzeux 25 „
Sable fusible (micacé) de Hohcnbocka » 40
Tesson 5 „
(') Je dois ces renseignements à l'obligeance de M. Georg Dorst, constructeur d'appareils, à Oberlind-Sonneberg ( Saxe-Meiningen). (-) Sprechsaal, igoS, p. i558 et 1677.
l'OUCKLAlINE DURE. SSq
Couvertes.
Sable quarlzeux 2 5 »
Sable de Hohenbocka calciné » 32,5o
Feldspath de Norvège de belle qualité » 25
Feldspath de Suède 3o »
Craie 3o 8,9.5
Kaolin simplement lavé » 10
Kaolin de Meissen 5 »
Kaolin anglais 10 »
Tesson 24,25
II est difficile de se prononcer sur la valeur de la porcelaine comme isolant. D'après les électriciens, la couverte seule aurait un effet utile, la composition de la pâte serait accessoire, cette dernière étant un mauvais isolant. Alors, si cela est, pourquoi faire des isolateurs en porcelaine? Le grès rendrait les mômes services. La question n'est pas absolument résolue.
M. S. Watts a fait des recherches (') sur la composition à donner à la porcelaine devant constituer le matériel isolant. Ses conclusions indiquent que la porcelaine peut être cuite entre la montre 6 et la montre 12, et que sa composition chimique est susceptible de variations entre
""'^^'îl^ ! o,8APCP.4,2SiO^ o,a CaO )
et
^'^^'^ î Ar-0^6.2Siœ G, 2 Ca 0 )
sans inconvénients.
§ 6. — Influence de la température de cuisson sur lks qualités de la pgrcelaini; obtenue.
Comme le coefficient de dilatation des pâtes vilrifiables décroît quand la température s'élève, il y a lieu de faire quelques observations intéressantes en ce qui concerne la porcelaine.
(») Transa'jtioiis of thc American Ceramic Society, t. IV, 1902, p. 86; La Céramique, igoS, p. 3 et 19; Sprechsaal, 1908, p. 619 et 557.
La pâle nouvelle de Sèvres, pâte peu alumiiieuse, cuile normalement, atoules les propriétés des porcelaines orientales, grâce à sa forte dilatabilité. Quand on la cuit à la température de cuisson de la pâte dure (aux environs de i4oo°) elle perd ces propriétés, son coefficient de dilatation diminue et devient identique à celui de l'ancienne pâte dure à 65 pour loo de kaolin.
De ceci on peut déduire l'influence considérable de la température de cuisson. Les propriétés d'une porcelaine dépendent peut-être plus de sa cuisson que de sa composition chimique (dans certaines limites au moins).
Des essais faits à Sèvres (•) ont permis de tirer des conclusions intéressantes.
Les deux pâtes employées à Sèvres ont des compositions répondant aux formules
Ces pâtes diffèrent surtout par leur teneur en silice. L'on est en droit de se demander si l'addition de 5,7 SiO^ à la moins siliceuse ne lui donnerait pas les qualités de la seconde. Des expériences faites dans ce sens ont montré que l'addition de silice à la pâte dure, en quantité voulue, donnait une pâte se comportant comme la pâle nouvelle, lorsqu'on la cuisait à la température nécessaire pour cuire cette dernière, et une pâte, ayant les propriétés de la pâte dure, quand on la passait au four de pâle dure.
(') VoGT, Dericht der internationalen Kongress fiir angewandte Cliemie, Berlin 1903, et Revue générale de Chimie pure et appliquée, 1904, p. 272.
I 0,668 CaO,
Pâte dure : 8,3i SiO% 2,63 AFO^ o,i3iK-^0,
( 0,201 Na'O.
rORCELAlNE TKNDRE.