‹ La céramique industrielleChapitre 30 sur 182 · IMIÉPARATION DES MATIÈRES NON PLASTIQUES · texte numérisé non relu

IMIÉPARATION DES MATIÈRES NON PLASTIQUES

rotation du système, viendront frapper la matière et Ja briser.

Les parois du tambour sont perforées d'ouvertures de lo™"» de diamètre; pour éviter le simple roulement des boulets les plaques qui constituent le revêtement intérieur du cylindre se recouvrent comme les tuiles d'un toit, de sorte que pendant le mouvement de rotation les boulets tombent de l'une sur l'autre et provoquent la destruction des morceaux de la matière.

Derrière chacune de ces plaques se trouve une plaque de tôle perforée comme un tamis. Le tambour que nous venons de décrire est lui-môme entouré d'une enveloppe de toile métallique formant tamis et qui sépare ainsi la partie fme des grains moyens. Une enveloppe de tôle terminée en trémie à sa partie inférieure enveloppe tout le système et recueille les poussières sorties du tamis.

Le service de cet appareil est coHtinu. L'introduction de la matière, en morceaux qui peuvent être le double du poing comme grosseur, se fait par une ouverture latérale.

La vitesse d'un semblable broyeur ne doit pas être très grande ; elle varie de 20 à 4o tours à la minute.

Le moulin à boulets a reçu aussi une disposition différente de la précédente; l'axe de rotation qui était horizontal devient vertical dans de nouveaux modèles. C'est sur un plateau que s'effectue alors la pulvérisation. Les boulets, en nombre restreint, roulent avec une certaine vitesse; ils sont entraînés par une pièce en rotation.

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Dans ces dernières années on a construit des concasseurs dits à force centrifuge. Ce sont des appareils tournant à grande vitesse et comprenant un système de pièces, formant marteaux, enfermées dans une enveloppe. La matière introduite près du centre de rotation est projetée par la force centrifuge vers la circonférence, mais sur son parcours elle reçoit des chocs très nombreux. Ces instruments donnent une grande production, mais exigent une dépense de force assez grande.

Le broyeur Carr se compose de deux groupes de couronnes parallèles, concentriques, pouvant s'intercaler les unes dans les autres; chaque groupe est fixé sur un axe horizontal. Chaque couronne est formée d'une série de tiges d'acier également espacées, maintenues à la partie supérieure et à la partie inférieure par un cercle métallique. Vient-on à animer les axes de mouvements de rotation rapides et de sens contraire, les corps lancés dans les couronnes sont entraînés et subissent une série de chocs violents dans chaque sens et sont brisés. Tout l'appareil broyeur proprement dit est enfermé dans une enveloppe qui empêche la diffusion de la poussière et les projections de matières. La finesse du produit varie avec la vitesse.

Ces instruments ne sont pas destinés à broyer des matières extrêmement dures. Ils sont bons à utiliser pour les argiles, le ciment, par exemple. Leur débit peut être assez considérable (de 4000*^^ à iSooo'^s à l'heure) et leur fonctionnement demande environ de 2,5 à 4 chevaux par tonne broyée à l'heure. La vitesse à donner est un peu grande, elle est de 4oo tours pour les appareils de faibles dimensions et de 3oo tours pour les plus grands.

Le concasseur Vapart est formé de trois plateaux, fixés sur arbre vertical et qui portent des armatures dirigées suivant les rayons. Entre les plateaux se trouvent deux entonnoirs dont la grande ouverture reçoit les débris tombant du plateau supérieur. Une enveloppe cylindrique enferme tout le système.

Une fois l'appareil en rotation, les fragments de matière sont introduits par une ouverture supérieure placée au centre. Les morceaux tombent, gagnent la périphérie et sont heurtés par les armatures. De là ils tombent sur le plateau inférieur où ils

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subissent les mêmes effets jusqu'à leur sortie du troisième plateau.

Pulvérisateurs. — Lorsqu'on désire obtenir une grande division de manière que les grains puissent traverser des tamis fins tels que les tamis 120, il faut recourir à d'autres appareils.

Fig. 23.

Ceux que nous venons de décrire ne donnent qu'une pulvérisation imparfaite, insuffisante dans beaucoup de cas. On se sert des diverses meules, concasseurs, etc.; pour commencer le travail de la pulvérisation, on introduit la poudre grossière dans les appareils que nous allons décrire et qui jouent le rôle de pulvérisateurs.

Les moulins à meule se composent d'une meule horizontale,

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échancrée ou elliptique, frottant sur un lit de pierre. Ces deux pièces sont en grès dur. Dans la plupart des cas la meule supérieure est abandonnée à tout son poids et l'arbre qui la traverse n'a d'autre fonction que de la faire tourner.

Les meules ont toujours de petites dimensions, leur diamètre ne dépasse pas 70"". Les meules ovales ont comme petit diamètre les deux tiers du grand diamètre. On pique la surface inférieure de manière à donner du mordant. On groupe ensemble un certain nombre de ces appareils de manière à les actionner au moyen d'une même roue dentée.

La vitesse à donner est de 4 tours à la minute. Le rendement est faible (60"^= de sable et Soi^sde feldspath en 48 heures). On doit éviter de mettre toute la charge que l'appareil peut porter, sans cela on s'expose à des arrêts dansle fonctionnement. Ces meules disparaissent progressivement des usines; on les remplace par des instruments plus puissants et plus avantageux.

Ces meules ne fonctionnent pas à sec, elles tournent au sein de l'eau.

Dans les moulins à bloc le broyage est effectué au moyen de pierres dures frottant sur un lit de même matière E. Des bras

et des palettes D fixés à un arbre de rotation entraînent les blocs L et les poussent devant eux. Le broyage se fait au sein de l'eau et pour isoler l'arbre de rotation du contact du liquide

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