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PRÉPARATION DES MATIÈRES NON PLASTIQUES. I

on a soin de l'entourer d'un tube formant gaine, allant jusqu'au fond de la cuve renfermant le système. Les blocs sont du poids minimum de loo^s et les cuves ont de 3'" à 5°» de diamètre. Le mouvement est communiqué par-dessus ou par-dessous au moyen d'engrenages.

Avec une vitesse de 9 à lo tours par minute on broie 240''? de matière en 24 beures. Ces moulins à blocs sont encore très employés, surtout dans les faïenceries anglaises. Lambert indique comme avantageux d'incliner légèrement le parement de la circonférence vers l'axe. Avec une légère pente (au-dessous de 5'=™), le mouvement des blocs est doux, les pierres se maintiennent à égale distance de l'axe. De plus, les matières à broyer ne s'accumulent pas à la circonférence de la cuve, comme cela arrive avec un parement borizontal. Les roches, à employer pour le parement, doivent être dures et mordantes, et surtout ne pas renfermer de matières nuisibles puisqu'elles s'usent lentement. On donne en Angleterre une épaisseur de^C^'^à Sc^^^au parement.

Le cylindre d'Alsing est un important perfectionnement dans le broyage. Il permet de moudre très finement la matière sans

Fig. 26.

poussière. Le broyeur Alsing est formé d'un cylindre en fonte, garni à l'intérieur d'un revêtement en grès ou en porcelaine, ou même en pierre siliceuse dure. Le remplissage et la vidange se

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font par une ouverture ménagée dans la paroi et que l'on peut fermer au moj^en d'une pièce maintenue par une vis de pression. La matière est introduite dans l'appareil, mélangée de galets durs (3 fois le poids), puis on remplit d'eau et l'on fait tourner. (On peut opérer aussi à sec, mais moins avantageusement.)

Le moulin Alsing a été un peu modifié et a reçu une disposition lui permettant le travail à sec continu.

L'appareil Dana se compose d'un long tube pouvant tourner autour de son axe horizontal et rempli à moitié environ par des boulets (galets de mer). Le tube est en fer et garni d'un revêtement interne en pierre. Ce tube peut tourner sur deux tourillons appuyés sur deux paliers. La rotation est donnée par un système de roues dentées. L'introduction de la matière se fait par un tourillon creux, dans lequel se meut une vis sans fin T. L'évacuation se produit par des orifices percés sur la circonférence à l'autre extrémité du tube U. Les orifices sont de dimensions telles que les galets ne peuvent s'échapper du tube.

La matière entre donc par le centre de l'appareil et se trouve prise entre les boulets. A mesure du broyage, elle remplit les

Fi g. U7.

Coupe C fa

interstices entre les galets et s'avance progressivement dans le tube. La matière divisée se trouve d'autant mieux disséminée qu'elle est à un état de finesse plus grand. Plus la matière avance, plus la surface broyante, avec laquelle elle se trouve en contact, est grande. Il ne reste pas de poussière agglomérée formant masse dans le tube, aussi à la sortie obtient-on, sans blutage aucun, une poudre extrêmement fine. Ce résultat est très remarquable; il est la conséquence du cheminement de la matière dans la masse broyante. On donne à ce tube une longueur de 5™, La charge de galets qu'il reçoit s'élève à 8800''?. Cette masse

donne (avec la superficie intérieure du tube) une surface broyante moyenne de 250™'.

On règle la finesse du produit par la vitesse de rotation. Plus cette dernière est grande et plus le grain est gros. La machine exposée en 1900 donnait Scoi^s à l'heure de sable quarlzeux pouvant passer au tamis 200 avec une dépense de 19 chevaux.

Le moulin Griffin, de la BradleyFerlilizer Company de Boston, se compose en principe d'une meule A, fixée à un arbre sus-

pendu, tournant contre un anneau formant mortier. Le broyage s'effectue sur les parois latérales, le fond de la cuve ne subissant pas le frottement de la meuie. Ce dernier organe se compose d'une pierre dure, de forme Ironconique, supportée par un arbre métallique traversant son axe; la meule a un diamètre inférieur à celui du mortier; pendant le fonctionnement de l'appareil elle vient rouler sur la partie latérale. L'arbre, qui met en mouvement la meule, est suspendu à l'intérieur d'une poulie au moyen d'un joint universel tournant avec la poulie, le joint permettant à l'arbre de tourner librement.

Les matières à broyer sont introduites par une ouverture latérale. Une fois tombées au fond du moulin, elles sont soulevées par des lames, placées au-dessous de la meule, qui viennent les

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lancer sur les parois où elles rencontrent la meule. Il se produit pendant le broyage une fine poussière que l'agitation de l'air, au moyen d'ailettes fixées sur l'arbre, maintient en suspension. La poussière rencontre au-dessus de la cuve un treillis métallique formant tamis, qu'elle traverse si elle est suffisamment fine. La poudre tombe alors dans un canal inférieur d'où elle est entraînée par une vis.

La production est de looo'^s à oooo^s par heure suivant que l'on désire un produit passant dans un tamis de 726 à 64oo mailles par centimètre carré. Par looo^s on dépenserait de 10 à i5 chevaux. Ce broyeur peut fonctionner à sec ou à l'eau.

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