MOULAGE
connaissaient pas le plâtre ont employé jusqu'à nos jours les moules en terre cuite; il est probable que maintenant l'emploi du plâtre se généralise clans leur pays. On doit choisir du plâtre de bonne qualité, complètement cuil. Pour que le moule soit bien absorbant il faut gâcher le plâtre suffisamment clair pour qu'au moment de sa solidification il ne prenne pas une texture trop serrée, texture mauvaise pour la rapide absorption de l'eau de la pâle.
Voici à ce propos différentes manières de gâcher :
Plâtre, Eau.
Dur , 63 37
Ordinaire 58 4^-
Tendre 5o 5o
Noyé 46 54
Ces différentes sortes de plâtre s'emploient suivant la dureté que doivent présenter les moules. Pour le cas qui nous occupe c'est au plâtre tendre que nous nous adresserons.
§ 2. — Essai du plâtre.
Voici, d'après le laboratoire de la Tonindustrie Zeitung, les essais (^) à faire subir au plâtre :
1. Teneur en eau. — On commence par maintenir dans une étuve à loo^-iio" un poids déterminé, environ 5s, de plâtre placé dans un creuset. Ensuite, au bout d'une heure, on élève la température en portant le creuset sur un bec Bunsen, et l'on chauffe jusqu'à constance de poids.
2. Poids du litre. — On tamise d'abord le plâtre dans un tamis de ic^™ de diamètre et de 200 mailles au centimètre carré. On remplit de la poudre une mesure de jusqu'au bord. On pèse après tarage de la mesure; on a ainsi le poids de de plâtre à l'état ordinaire.
(') Tonindustrie Zeilung, n° 50, 1901, p. 778.
j68 chapitre VI. — FAÇONNAGE.
On recommence ensuite l'opération pour connaître Je poids de il de plâtre tassé. On verse le plâtre dans la mesure, qui doit être résistante, par petites quantités (le contenu de 3 cuillères) et on le tasse avec un morceau de bois. Quand le vase est plein, on racle l'excédent et l'on porte à la balance. On ajoute encore un peu de plâtre que l'on tasse, puis on enlève le plâtre en surplus et l'on pèse de nouveau. 11 ne doit pas y avoir, enlre deux pesées, un écart de plus de is. S'il se produit une différence plus considérable, c'est que le plâtre est mal serré et l'on doit le tasser à nouveau.
3. Finesse. — On se rend compte de la finesse d'après le résidu que laissent les tamis. On commence au tamis 60 et l'on va jusqu'au n° 900.
4. Pouvoir hydraulique. — On cherche quelle quantité d'eau il faut ajouter à l'^s de plâtre pour en faire une bouillie facile à couler. On se sert pour cela de la moitié d'un ballon de caoutchouc de 14"'" de diamètre.
On pose cette capsule de caoutchouc sur un anneau, pour la maintenir et on la tare à la balance. On verse ensuite i5os d'eau à On fait couler ensuite du plâtre, passant au tamis 20, dans la capsule, jusqu'à ce que l'on n'aperçoive plus la moindre trace de liquide formant miroir. On pèse la capsule à ce moment. L'augmentation de poids indique le poids de plâtre ajouté. En divisant par i5oooo ce nombre, on a le poids d'eau nécessaire pour i^s de plâtre.
5. Temps de prise. — Le commencement de la prise du plâtre est indiqué par une élévation de température. On considère la prise comme terminée quand la température a atteint son maximum. On opère dans une capsule de caoutchouc, comme précédemment. A i5os d'eau on ajoute quatre fois son poids de plâtre passé au tamis 20. On fait tomber le plâtre, puis on agite la masse avec une cuiller de bois pendant 3o secondes, de manière à ce que le liquide soit bien homogène. On place alors un thermomètre au dixième de degré dans ce mélange, et