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MOULAGE

l'on observe. L'ascension du mercure indique le début de la prise; la fin de la prise esl marquée par la cessation du mouvement du mercure.

6. Temps de coulage. — 11 est bon de connaître le temps pendant lequel le plâtre gâcbé peut encore être coulé. On fait une bouillie de plâtre, comme dans la détermination précédente, on agite et toutes les 3o secondes on enfonce dans le mélange un agitateur de verre fort de 5""™ à 6™™. Le commencement de la prise du plâtre est indiqué par l'impossibilité pour l'agitateur de verre de traverser la masse.

7. Il est nécessaire de connaitre aussi le temps pendant lequel le plâtre reste facile à travailler. Il n'y a pour cela qu'à tracer des lignes avec un couteau sur la masse de plâtre que l'on vient d'obtenir. On opère toutes les 3o secondes et l'on cesse quand le contenu ne peut plus entrer de 2">™ à 3™™ sans effort.

Les modèles pour la fabrication des moules sont donnés par des modeleurs. Ces modèles sont faits définitivement en plâtre, et leurs dimensions ont été déterminées de manière que les moules puissent fournir des objets d'une grandeur déterminée.

Sur le modèle à reproduire on coule du plâtre et le moule ainsi fait servira non pas au façonnage direct, mais à l'établissement d'un contretype dont on partira pour faire toute la série de moules nécessaires pour la fabrication.

Ce moule type pourra donner un nombre assez considérable de reproductions du modèle et c'est sur eux que l'on établira les moules définitifs."

Les moules comprennent au moins deux parties qui s'appliquent l'une sur l'autre et doivent être disposées de manière à s'emboîter convenablement. On arrivera à ce résultat en ménageant des tenons sur un des morceaux et des ouvertures pour les recevoir sur l'autre morceau.

Il n'est pas généralement possible d'obtenir un moule de dé-

pouille facile qui comprenne peu de morceaux. Quand il s'agit d'une pièce un peu compliquée, il faut faire le moule par fragments; on réunit alors les différents morceaux dans une coquille de plâtre qu'on appelle chape. La chape s'ouvre en deux parties, les coquilles.

Quand il ne s'agit que de pièces simples ou d'accessoires de garniture, la fabrication des moules est relativement peu compliquée. Au contraire, quand il y a des parties saillantes sur le modèle, il faut effectuer des coupes et construire autant de moulages qu'il y a de coupes. Les parties saillantes, laissées dans le moule, amèneraient la production de fentes par suite d'inégalité dans le retrait.

Une fois en possession des moules on peut procéder au moulage.

On prépare la pâte en balles ou en croûte, suivant la nature du sujet à reproduire. Dans le premier cas, on imprime dans le moule de petites balles de pâte. Pour éviter l'adhérence de la pâte avec la peau, l'ouvrier place entre sa main et la pâte une toile fine, de sorte qu'il peut appuyer fortement sans avoir à redouter d'arrachement lorsqu'il retirera sa main. On peut aussi se servir d'une éponge pour tasser la pâte dans le moule. On réunit alors les deux coquilles et on les serre fortement l'une contre l'autre.

Pour certaines formes on prend la pâte sous forme de croûte, c'est-à-dire réduite à l'état de lame. La pâle bien battue est posée sur une surface bien dressée recouverte d'une toile ou d'une peau. On l'encadre de deux règles parallèles, placées à une distance plus grande que la largeur de la croûte à préparer, et, sur ces deux règles, on promène un petit rouleau.

L'épaisseur des règles détermine la hauteur de la croûte. Dans le cas où la croûte doit avoir de grandes dimensions, l'écrasage de la pâte ne se ferait que progressivement. Au lieu d'une paire de règles on se servirait de deux séries de règles empilées; après chaque coup de rouleau on enlèverait une règle de chaque côté. En opérant ainsi la grosse balle de pâle est aplatie lentement sans que l'on ait à redouter des irrégularités.

On soulève alors la croûte, au moyen de son support, et on

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l'applique sur le noyau du moule. On recouvre alors ce noyau avec la partie creuse du moule, après avoir retiré la toile ou la peau.

Ce mode de moulage sert beaucoup pour le façonnage des pièces creuses telles que les saucières, par exemple.

La pâte perd de l'eau dans le moule et prend du retrait; elle peut alors se retirer facilement. Les moules imprégnés d'humidité ne se comportent plus de même puisqu'ils n'absorbent plus l'eau ; aussi est-il nécessaire de les faire sécher. On travaille avec une série de moules pour éviter toute interruption.

Une fois sorties du moule il faut poser les pièces sur des surfaces planes. Des rondeaux de plâtre bien dressés satisfont à celte condition; comme la masse est poreuse et absorbante, la dessiccation se continue.

Quand le moulage a été effectué en plusieurs parties les diverses pièces obtenues doivent être réunies sans trop attendre. On gratte alors les surfaces d'application avec un outil de fer, en formant des lignes croisées, afin de déterminer une surface rugueuse. On applique alors au pinceau de la pâte délayée (barbotine) sur les surfaces où l'on veut effectuer la réunion et l'on colle. Trop de bnrbotine dans le collage amène des irrégularités dans le retrait au point de suture et par suite des déformations. Une quantité insuffisante de barbotine ne donne pas d'adhérence.

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