‹ La céramique industrielleChapitre 55 sur 182 · VIII. — PRESSAGE A SEC · texte numérisé non relu

VIII. — PRESSAGE A SEC

On peut travailler également les pâles céramiques à l'état sec; on les prend alors sous forme de poussière que l'on comprime fortement. La pression fournie doit être suffisamment forte pour que le produit, sorti du moule, ail assez de dureté et assez de compacité pour être porté au séchoir sans subir de déformation.

l88 CHAPITRE VI. — FAÇONNAGE.

Les presses auxquelles on a recours sont des presses hydrauliques. On commence par donner une faible pressée pour chasser les bulles d'air que renferme la masse. Puis on presse plus fortement de manière à lasser la masse.

La presse hydraulique se compose d'un cylindre, fermé

Fi g. 55.

à l'extrémité inférieure, dans lequel se meut un piston muni d'un cuir embouti. De la base de l'appareil partent des tirants verticaux réunis par une traverse horizontale. Les appareils devant résister à de grands efforts il y a avantage à construire toutes les pièces en acier.

Le pressage à sec est surtout employé pour la confection des carreaux. Comme le débit des fabriques qui produisent ces carreaux doit être assez considérable, on a recours à des presses actionnées par des pompes mues mécaniquement. Généralement on ne fait pas agir directement la pompe sur la presse ;

cylindre vertical fermé à sa base et dans lequel glisse un piston étanche. L'extrémité du piston est reliée à^un plateau à contrepoids. En chargeant le plateau d'un poids convenable, on arrive

à produire une pression déterminée. L'accumulateur est complété par deux soupapes : l'une de retenue, l'autre de sûreté qui s'ouvre si la pression est trop élevée ou quand le piston est à fonfl de course. La soupape de sûreté est chargée suivant le degré de compression que l'on désire obtenir.

Il est nécessaire d'employer des accumulateurs à basse pression pour le début de la pressée et à haute pression pour la fin de la pressée.

Quand la presse est simple, voici quel est le dispositif (y?^-. 55) le plus fréquemment adopté. Le piston supporte la table destinée à recevoir la forme remplie. Deux règles parallèles creuses

Fig. 57.

sont fixées sur la table, elles servent au transport des formes. A travers ces deux règles peuvent monter, au moyen d'un levier, des pièces de mêlai. La forme est un cadre creux dont les dimensions intérieures correspondent à celles du carreau à presser. Ce cadre repose sur un socle, muni de poignées. La forme est placée sur son socle et remplie de la matière pulvérisée. On munit ensuite la forme d'un tampon supérieur et l'on introduit le tout dans la glissière de la table de la presse. On donne d'abord la basse pression, puis une deuxième pressée de même valeur et ensuite la forte pression. On laisse alors re-

RACHEVAGE. igi

tourner an réservoir l'eau contenue dans le cylindre et le piston descend. On fail alors fonctionner le levier qui agit sur les pièces de métal traversant les glissières; celles-ci montent et soulèvent le cadre. On donne à nouveau la pression pour démouler- Dans d'autres dispositifs on a prolongé la table de la presse et les glissières qu'elle supporte. Un tampon démouleur est aménagé au-dessus de la portion de la table ainsi agrandie. Pendant que Fouvrier amène le moule sur la table en dessous du piston démouleur, il place une nouvelle forme. En donnant la pression, il démoule en même temps la plaque terminée que l'on reçoit sur un feutre.

Les presses à table rotative {fig. 56 et 57) comprennent un disque de métal dans lequel on a ménagé trois ouvertures à intervalles équidislants. L'une de ces ouvertures se trouve-t-elle audessus du piston de la presse, la suivante surmonte le piston dudémouleur. Construites de cette manière, les presses permettent de réaliser en même temps le pressage de la masse, le démoulage et le remplissage d'une forme.

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