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CHAPITRE VIII. — CUISSON DES POTERIES

intensités dans les deux circuits était malheureusement défectueuse, car Siemens opérait avec des voltamètres.

Le principe précédent a été repris avec succès par Callendar.

L'appareil comprend un explorateur relié à un galvanomètre enregistreur.

L'explorateur {fig. 8i) est constitué par une résistance de platine enroulée sur un cadre de mica et reliée à deux bornes d'attache. Comme l'action de la chaleur ne se manifeste pas seulement sur la bobine, mais qu'elle atteint les fils reliant la résistance aux bornes, le constructeur a disposé parallèlement un autre fil : il y a donc, en comptant l'aller et le retour du courant, quatre fils, deux pour chaque circuit. Ce fil auxiliaire constitue un court-circuit correctif relié à deux autres bornes de l'instrument.

Fig. 8i.

On mesure alors non l'intensité du courant, mais bien la résistance du circuit chauffé. Toute l'originalité de l'appareil consiste dans le mécanisme auxiliaire qui rend un pont de Wheatstone enregistreur et automatique. Le pont est un pont à fil dont le contact mobile est commandé par le galvanomètre. L'aiguille indicatrice porte deux contacts isolés, formant une fourchette dont les branches sont situées de part et d'autre des pôles d'une pile. Chacun des deux contacts est relié à l'autre pôle de la pile par un circuit comprenant un électro-aimant commandant un mouvement d'horlogerie. Le rôle de chaque mouvement est de déplacer le contact glissant de manière à rétablir l'équilibre du pont; l'un des mouvements agit à droite, l'autre à gauche. Vient-on à détruire l'équilibre du pont, l'aiguille dévie et vient fermer l'un des circuits, le mouvement d'horlogerie se met en marche jusqu'au moment de l'équilibre 011 le circuit se rompt.

Le contact glissant porte une plume flottant sur un papier fixé sur un cylindre tournant. Ce sont les déplacements de cette plume qui traceront la courbe des températures.

On voit sur la figure, qui représente l'ensemble de l'appareil, en haut le galvanomètre, au-dessous les servo-moteurs et le contact glissant traçant la courbe sur le cylindre.

Pyromètres thermo-électriques. — M. Le Chatelier a repris une ancienne idée, la mesure des températures au moyen des courants produits par les piles thermo-électriques, et l'a remise au point. En étudiant les anomalies qui se produisent avec différents métaux que nous fournit l'industrie, il est arrivé à conclure que, pour constituer une pile thermo-électrique, dont les indications seraient comparables entre elles, il fallait choisir des

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