CHAPITRE VIll. — CUISSON DES POTERIES
métaux que l'on puisse rencontrer à un état physique et chimique parfaitement défini.
Son couple est constitué par deux fils de plaline et de platine rhodié à lo pour loo de rhodium tordus, ou mieux soudés, à une extrémité. Pour mesurer la force électromotrice du couple, il emploie la méthode galvanométrique. Cette dernière méthode, moins rigoureuse que la mesure par opposition, a l'avantage d'être heaucoup plus simple dans la pratique.
Le galvanomètre employé est un galvanomètre à cadre mobile Deprez et d'Arsonval. Cet appareil est composé d'un grand aimant en fer à cheval entre les branches duquel est suspendu
Fi g. 83.
an cadre mobile que traverse le courant. Ce cadre tend sous l'action du courant à se mettre dans un plan perpendiculaire à celui de l'aimant. Les fils métalliques qui servent à la fois à suspendre le cadre et à amener le courant, éprouvent alors une torsion qui s'oppose au déplacement du cadre.
Celui-ci s'arrête dans une position d'équilibre qui dépend à la fois de l'intensité du courant et de la valeur du couple de torsion.
La mesure du déplacement angulaire du cadre se fait soit au moyen d'une aiguille mobile sur un cadre divisé, soit au moyen
PYROMÉTRIE. 243
d'un miroir qui réfléchit sur une règle semi-transparente l'image d'un fil tendu devant une petite fenêtre convenablement éclairée.
Nous représentons un dispositif commode et très robuste. Les deux parties sont sjanélriques et peuvent se fixer dos à dos sur une même plancheite. Pendant les expériences elles sonl fixées sur un mur. Pour que l'appareil fonctionne bien, il faut éviter des torsions dans les fils de suspension du cadre.
On recourt aussi à la lecture directe; Siemens et Halske de Berlin ont étudié un modèle de galvanomètre à aiguille destiné aux mesures de température. Le cadran comprend i8o divisions correspondant chacune à lo microvolls. Une seconde graduation donne directement la température pour le couple vendu avec l'appareil. M. Pellin a établi un galvanomètre encore plus solide et plus rustique. M. Ducretet a construit un galvanomètre Le Chatelier enregistreur. Le couple est relié à un galvanomètre spécialement disposé. Le galvanomètre est du système Deprez et d'Arsonval ; l'équipage mobile porte une aiguille légère en aluminium qui se termine par un petit encrier formant plume sur un cylindre enregistreur. Ce cylindre enregistreur, commandé par un mouvement d'horlogerie intérieur, fait un tour en 26 heures et la bande de papier qu'il reçoit est divisée en 24 heures. Il y a ainsi une partie libre, recouverte par une bande d'attache correspondant à 2 heures.
La plume n'est pas en contact constant avec le papier, elle est maintenue à une petite distance du cylindre, seulement toutes les minutes le cadre vient s'abaisser et presse la plume sur lo papier. La courbe est formée d'une série de points.
Quel que soit le type d'appareil employé, les deux fils doivent être, sur tout leur parcouis, isolés l'un de l'autre. On peut, au moyen de tubes de terre réfractaire percés de deux trous dans le sens de la longueur, éviter tout contact dans la partie chauffée.
Quelquefois on place le couple à demeure dans le four au moyen d'un tube de porcelaine; on peut aussi se servir d'une canne de fer traversée par les deux fils isolés et dont on introduit l'extrémité dans le foyer. Ce dispositif, plus commode que le précédent, permet d'explorer les diverses régions du four,.