CHAPITRE YlII. — CUISSON DKS POTERIES
d'une lentille en fluorine. Ce corps a une absorption qui devient proportionnelle à la quantité de chaleur incidente à partir de 900°. Pour s'affranchir de la dislance du corps rayonnant,
PYKOMÉTRIE. 2^9
le tube de la lunette (dans la partie qui porte le réticule) est fermé par un diaphragme qui limite l'angle au sommet du cône formé par les rayons concentrés par la lentille. Ce diaphragme permet de régler l'angle à une valeur constante sans faire intervenir le tirage nécessité par la mise au poinl. En outre, pour rendre les indications indépendantes des dimensions de la source à partir du moment oii son image couvre la partie utile du couple, on a disposé sur le disque d'avant un écran en croix dont les bras ont pour but de diminuer la longueur des lames soumises au rayonnement.
Un galvanomètre approprié complète l'appareil. Les indications données sont très rapides, car la masse à échauffer est très faible; le retour au zéro est également très prompt.
En étudiant l'appareil parallèlement avec un couple Le Chalelier, l'auteur a trouvé que l'erreur reste inférieure à i pour loo.
§ 2. — Pyroscopes.
Le pyroscope seul ne permet pas de suivre la marche de la température; à un moment déterminé, le phénomène se produit, puis toute indication cesse. On est donc obligé de recourir à une échelle pyroscopique quand on désire observer une cuisson pendant toute sa durée.
Alliages. — Le phénomène de la liquation vient compromettre toute détermination fondée sur la fusibilité d'un alliage à une température donnée. On s'expose à de graves erreurs avec leur emploi (*).
Pyroscopes fusibles. — Au lieu d'alliages, on peut se servir de mélanges convenablement composés et qui forment une combinaison fusible par voie pâteuse. Ce principe, proposé pour la première fois par MM. Lauth et Vogl (-) pour la cuisson de
(') Ch. Lauth et G. Vogt, Mesures pjroméiriques {Bull. Soe. chim., 1886, p. 786).
(-) Loc. cil. et Notice sur la fabrication de la porcelaine nouve'le, p. 19.
25o CHAPITRE VIII. — CUISSON DES POTERIES.
la porcelaine nouvelle de Sèvres en 1882, a reçu de Seger (*) un complet développement.
Les mélanges, convenablement faits, pulvérisés, sont façonnés à l'aide d'un moule en forme de pyramides triangulaires à petite base; elles sont très liantes par rapport à leur base. Ces pyramides, appelées en France montres et en Allemagne cônes (Kegel), sont placées dans les fours, de manière à ne pas se trouver dans des places traversées par des courants d'air, mais bien dans une zone où des mouvements anormaux de gaz ne sont pas à redouter. La température s'élevant peu à peu. il arrive un moment o\\ elles atteignent leur température de vitrification; la masse se ramollit, cède et tombe en s'incurvant. Il est nécessaire de placer les montres de manière à éviter un affaissement sur elles-mêmes. Quand la pointe de la montre
touche son support, on dit que la montre est tombée, et l'on prend cette position comme point de repère. La composition de ces montr(!S est variable avec leur fusibilité.
Un premier groupe comprend des borosilicates sodicoplombeux :
Point
Kumciros. Composition. de f,;sion.
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