V. o,2K20(Na20) 0,8 CaO
2,5SiOS o,5B'OK 2,5SiO^ o,5B20^ 2,5SiO% o,5B^O\ 2,5Si02, o,5B20^
La glaçure III
o,2Na20 } 2,5Si02, o.SB^O' o,6CaO
a donné un verre transparent légèrement opalin sur les bords du creuset ayant servi à la fusion.
CHAPITIIE IX.
GLAÇUIIES, COUVERTES, ÉMAUX.
La glaçurc IV :
" 0,3 KH) ) o,7CaO j
2,5 Si 0-, 0,5 B^O*
a donné une masse laiteuse, incmploj'able comme glaçure.
L'introduclion de l'alumine dans ces glaçures a produit divers phénomènes.
Avec 0'"°', I de kaolin mêlé à 1"""^ de glaçure, on obtient
celte glaçure est plus dure que les précédentes. On peut apporter jusqu'à o,3AP0^ Au delà de cette limite la glaçure s'opacilie.
Pour obtenir des glaçures alumineuses moins fusibles il faut augmenter l'acidité en mêtne temps que l'on ajoute des quantités de plus en plus élevées d'alumine. Ainsi
donnera une glaçure à peu près .transparente, si toutefois le refroidissement n'a pas lieu trop lentement. Une glaçure telle que
se comporte très bien.
Les glaçures du type II sont capables de fournir aussi des glaçures alumineuses par addition de G"'"', i, o™°^,2, etc. de kaolin. Mais, à part la glaçure à 0,1 A1H)^ l'addition de kaolin apporte partout des perturbations ; ainsi :
quand elle est refroidie lentement, a une tendance à l'upalisation. Aveco,3Al-0^ l'opacilicalion est complète.
En changeant le type de la glaçure on obtient des couverte^
o,6K2 0(Na2 0) \ 0,4 CaO )
o,iAPO ', 2,7 Si OS 0,5 B^O';
o,6k2 0(Na2 0) o,4CaO
o,6AP0% 5SiO% B^O^'
ÉTLDF. CHIMIQUE DES GLAÇURES.
I»Ilis siliceuses et plus horaciqiies, fondant entre les montres S et 10 de Seger, telles que
o,3Iv2 0 i
o,2NaH) o,5AP0S 5SiO% IPO', 0,5 CaO )
o,2Na2 0 o,6A|-^0', 5,2Si()^ B^0% o,5CaO ) 0,3 KH) ]
o,2Na-0 o,7AP0S 5,4SiOS B^O^ 0,5 CaO )
Elles fournissent toutes trois des glaçures transparentes. L'addition d'alumine aux glaçures du type III, IV et V amène l'opacification. En élevant leur acidité comme précédemment on peut forcer la teneur en alumine et amener la glaçure à êlre transparente. Telles sont
o,2Na20 o,6AF0^ 5,2SiO-, B'-0\ o,6CaO )
oi^CaO Jo,5AP03,4SiO%B^O%
' ^ o,6AP0', 6SiO% B-^O^ o,7CaO j
Pour se rendre compte de l'action de l'anhydride borique on. a fait les trois glaçures
' ^ o,5AP0% 4SiO^ o,5B20% o,7CaO ) ' -t , , ,
o,7CaOr''^^'^^^'^S^O^'^^^^ 0,3 RM) ) 0,7 CaO )
La première s'est conservée transparente, la seconde a été opalisée, quant à la troisième elle est devenue absolument laiteuse. Elles avaient été clinufTées à la montre 9. ; ;
Ces expériences amènent à conclure que l'emploi de ces glaçures alcalino-calcaires est compris entre d'étroites limites. Le rapport des alcalis à la chaux oscille entre o,6K^0 ou o,6Na^O et o,4CaO et 0,2 K^O ou o,2Na^0 et o,8CaO. Les couvertes alcalines sont préférables aux glaçures calcaires pour les pâtes siliceuses, l'inverse a lieu quand il s'agit de pâtes alumineuses. 11 est plus avantageux d'appliquer sur ces dernières pâtes des glaçures pauvres en alcalis.
Si l'on examine maintenant les glaçures alumino-calcaires, on peut conclure que l'acidité ne doit pas trop s'abaisser. On ne doit pas descendre au-dessous de 4°"°' de silice, tout en évitant de dépasser 5SiO- pour i""' de base. La teneur en anhydride borique est peu sujette à variations; le minimum sera o^^^ô et le maximum, 1™°'. Un excès de ce dernier corps pourrait en effet amener de l'opacité.
Les limites de ces glaçures seront
Comme on le voit, l'emploi de ce genre de compositions est délicat, car il nécessite une suite d'essais peu en rapport avec les ressources et les habitudes des potiers. On tirerait pourtant de ces considérations des résultats pratiques si l'on se donnait la peine d'essayer méthodiquement les glaçures de ce type.
Seger (*) a étudié également des couvertes à la baryte fusibles facilement et moins difficiles à obtenir que les précédentes, en partant de la glaçure
o,6K2 0(Na^O) ) 0,4 CaO ) o,2K2 0(Na'-0) \ o,8CaO )
o,5A1^0% 4SiOS 0,56^0%
o,6AP0^ 5SiO^ B^O^
BaO, Na^O, 5SiO% B^O^
correspondant à
Sulfate de baryum
Carbonate de sodium anhydre
Borax cristallisé
Sable siliceux
Charbon de bois
3oo
(') Seger, Tonindustrie Zeitung, i88'|, p. i43 et suiv.
ÉTUDE CHI.tlIQUE DES GLAÇUIIES. 378
Par l'addition de kaolin et de sable siliceux purs à cette masse Tondue on fait une série de glaçures allant de
0,5 BaO )
o,5Na^o}^'^^'^^^^3'-Siœ I o,3Ar-03, 5,5SiO^
o.SNa^O 0,5 BaO
fondant depuis la fusion de l'argent jusqu'à celle d'un alliage d'or à i5 pour loo de platine (j3oo°)? ^ En étudiant des dérivés du borosilicate original :
BaO, Na^O, 5SiO^ B^OS
il a pu constater que, en augmentant la teneur en barjte aux dépens de la soude, la glaçure se comportait comme les glacures fortement calcaires, qu'elle montrait une tendance à se troubler. En faisant varier le rapport de l'anhydride borique à la silice on voit qu'en diminuant la teneur en anhydride borique et en augmentant celle en silice, on s'expose à la dévitrification.
En élevant l'acidité, en introduisant plus d'alumine et en supprimant les oxydes donnant les silicates les moins durs, comme l'oxyde de plomb, on élève le point de fusion. Telles sont les glaçures suivantes, qui sont notablement plus dures que les précédentes :
MO, o,4AP0S 2,5SiO-, MO.APOS loSiO^
De semblables glaçures sont peu fusibles. Elles ne fondent pas au-dessous de noo° environ.
Alors que les verres sont compris dans des limites relativement étroites, nous avons vu que l'acidité des glaçures variait entre d'assez larges limites. Ces écarts sont nécessités par les différentes fabrications, qui demandent à ces compositions de posséder des propriétés d'adaptation en rapport avec les produits.
Les faïences communes et fines françaises reçoivent des glaçures allant du type MO,i,oSiO^ à MO, 3 Si OS-'les mêmes poteries de provenance allemande ou anglaise ont des glaçures variant de MO,o,iAPO% 2,5810^ à MO, o,4AP0^ 4,5SiO^
Quant aux porcelaines, leurs couvertes sont comprises dans l'intervalle MO, o, SAPœ, SSiO^- MO, r ,.5A1M)3, ,.SiO^ Les exigences de la couverte et de la pâte nous amènent à rencontrer dans la pratique toutes les compositions intermédiaires.
Nous venons seulement de considérer des glaçures transparentes incolores. Il peut y avoir intérêt à les rendre opaques, pour cacher, par exemple, la couleur de la pâte formant le produit. L'addition de corps tels que le bioxyde d'étain, l'anhydride arsénieux, l'oxyde d'antimoine, le phosphate de calcium, pour ne citer que ceux que l'on utilise dans l'industrie, trouble ces sortes de verres et les opacifie s'il y a une quantité sufhsante de ces a-enls. Le mécanisme de leur action est mal connu au point de" vue chimique; ces opacités se produisent dans des verres qu'ils soient plombeux ou non plombeux. On peut supposer, jusqu'à plus ample confirmaiion, qu'il se produit des précipitations de silice ou de sels insolubles dans le Hux, pour une certaine acidité. L'opacification a lieu encore quand on force la teneur en alumine. 11 est intéressant aussi de citer ce qui a lieu quand on introduit dans les couvertes des corps fluorés (spath-fluor, cryolite). Dans certaines conditious, on obtient des couvertes blanches, non transparentes.
L'introduction de certains oxydes solubles dans les sd.cales et.borosilicates amène une coloration. On colore ainsi les couvertes différemment suivant la nature de l'oxyde ajouté.
11 est nécessaire, pour conserver le type de la couverte employée, de ne pas faire les additions d'une manière (juelconque et de procéder par substitution d'un oxyde à un autre, en tenant compte des poids moléculaires autant que possible. 11 est difflcile d'opérer ainsi avec les opacifiants puisque l'on ignore leui rôle chimique; ainsi l'on sait que les couvertes fusibles qu( nous avons indiquées peuvent supporter de lo à i5 pour loo dï l'oxyde d'étain SnO'^ et donner une glaçure opaque satisfaisante .Lorsqu'il s'agit de compositions colorées, on peut raisonner 1( travail plus facilement et procéder ainsi. Soit une glaçure
MO,o,3APO%3SiO^ Nous voulons introduire une certaine quantité d'un colo-