‹ La céramique industrielleChapitre 97 sur 182 · IV. — OBSERVATIONS SUR LES GLAÇQRES; LEUR ACCORD AVEC LES PATES · texte numérisé non relu

IV. — OBSERVATIONS SUR LES GLAÇQRES; LEUR ACCORD AVEC LES PATES

Quelle que soit la glaçure employée, elle doit être composée de telle sorte, qu'au moment de la fusion, elle s'étale complètement sur la surface qu'il s'agit de recouvrir. 11 faut alors que la composition soit appropriée à la pâte et au genre de poteries que l'on fabrique. Il n'est pas toujours facile de déterminer la glaçure de telle sorte que ses parties consliluantes aient une grande affinité pour les matériaux composant la pâte. Dans certaines pâtes, on a parfois à redouter la succion de la couverte par la masse. Le point de fusion sera proportionné à la matière qui supporte la couverte, et la température du four devra correspondre à ce point de fusion. Si la glaçure est dure à fondre, elle ne forme plus une surface uniformément glacée. Elle est déparée par de petites cavités et de petits points; cet accident aurait lieu également avec une couverte bien composée, mais insuffisamment cuite. Trop de fusibilité amène la coulure de la couverte, le dégarnissage des arêtes, l'absorption de la glaçure si la pâte est très poreuse. Dans ce dernier cas, la pièce sort terne. Un trop grand coup de feu amène le même résultat.

11 peut se produire aussi des accidents d'un tout autre ordre et dont les causes sont très importantes à connaître. Que va-t-il so produire quand on cuit une pièce avec sa glaçure, lorsque nous examinons la question au simple point de vue de la dilatation? Si la pâte et la glaçure ont la même dilatation, il y a accord, et la pièce sort du four avec une surface unie. Au contraire, si les dilatations sont inégales, il y a production de deux genres d'accidents. Lorsque la glaçure a un coefficient de dilatation supérieur à celui de la pâte, pendant le refroidissement, elle se contracte plus que la pâte et tend à se rétrécir plus que cette

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