III. i4,4oSiO* a,7Jîi" o,37iK
( 0,08 Fe'O* / XT v ( 0,490 Na'O.
Les pâtes chinoises ne subissent pas de dégourdi. L'application de la couverte se fait par aspersion sur le cru. Quand il s'agit de grandes pièces, on pose trois couches par insufflation ;
POBCELAINE DURE." 52£
la quatrième et dernière couche est donnée au moyen d'un pinceau très doux.
La couverte chinoise est formée d'un mélange de calcaire et de yeou-ko. On peut Ja représenter par la formule
10,680 CaO, o,o43 MgO, 0,142 Na'O, o,i35K*0.
Le four chinois est un four couché. Sa longueur est de i im en chiffres ronds, sa Largeur maxima de 4m> 5o et sa hauteur de 6m,5o. Le four est entouré de massifs de lerre sur les faces, sauf sur la face antérieure où se trouve un alandier. Une cheminée termine le four. Le foyer placé au bas du four et à l'intérieur a om,85 de long, im de large et om,70 de profondeur. Il se trouve au-dessous de la porte du four et, lorsque celte dernière est murée, il se trouve dans l'intérieur du four. Le combustible est le bois et Je foyer, qui le reçoit, a une grille formée avec des débris de gazettes (*).
Un four ainsi construit ne peut avoir qu'une atmosphère très variable comme composition de l'entrée à la sortie. Les Chinois, avec beaucoup d'habileté, savent tirer parti de cette irrégularité; ils placent les couvertes à réduction près du foyer elles couvertes à oxydation dans la zone oxydante de la flamme.
Le four chinois possède, dans la voûte et sur la face, des ouvertures sur le rôle desquelles nous sommes peu fixés. Tout porte à croire qu'on les utilise pour des rentrées d'air, si cela est nécessaire.
Porcelaine du Japon. — Les analyses des pâtes japonaises, laites par Seger, ont été faites à une époque où la présence du mica dans les argiles n'avait pas été mise en évidence. Ce chimiste avait pourtant remarqué la grande richesse en alcalis des matières plastiques japonaises. Il en déduisait qu'il était pos-
(*) Oji IrQuvera dans le Mémoire de M. Yogt la reproduction de ce four. G. 34
53o GHAPITiB XIV. — POftCBLAINBS.
sible que la roche naturelle, formant l'élément plastique, renfermât un minéral potassique attaquable par l'acide sulfurique comme la kaolinite. Les matériaux plastiques auxquels il a fait allusion contiennent de 5,76 à 7,1a pour 100 d'oxydés alcalins. Ce sont donc des roches fortement micacées et analogues, probablement, aux matériaux chinois.
Les pâles japonaises examinées seraient comprises entre :
o,ioMgO.CaO, i6,5 SiO1, 2,25 Àl'O* { 0,64 K«0,
25 Si Ol, 3,3iAl208
0,26 Na*0; o,939K*0, 0,061 Na,0,
et les couvertes seraient voisines du type chinois ^aSiO1, o,55AlsOMfsO et 5,o4SiOf, o,5gAl'0'.M*0.
Les documents les plus précis que nous ayons sur la porcelaine japonaise nous viennent de Seger(1), qui a publié sur cette fabrication un intéressant travail d'ensemble.
Les résultats analytiques obtenus montrent que, comme dans les porcelaines chinoises, la teneur en silice est plus élevée et la quantité d'alumine moindre que dans les produits européens. Dans les pâtes japonaises, les écarts varient pour la silice de 74,53 à 71,31 et pour l'alumine de 19,94 à 16,09, tandis qu'en Europe nous trouvons des pâtes renfermant en général de 52,94 à 66,78 de silice avec une teneur en alumine allant de 22,70 à 28,91.
Les matériaux utilisés par les Japonais semblent donc s'écarter, comme ceux des Chinois, des matières premières que nous utilisons en Europe.
Le four japonais diffère notablement du four chinois. Par une erreur difficile à expliquer on a reproduit, dans l'Ouvrage de Brongniart ('), sous le nom de fours chinois des fours japonais. Le four employé au Japon pour la cuisson de la porcelaine se compose d'une série de fours construits sur une pente et placés
(l) Segers Schriften, p. 56i, et Tonindustrie Zeitung, 1890, p. 769. (3) Traité des Arts céramiques, Atlas, PI. XL IV, figure 1. Paris, i844«
à la suite les uns des autres. En bas se trouve un petit four cylindrique ayant am de diamètre; devant lui se trouve un alahdier. La flamme traverse ce premier four, puis sort, par une ouverture placée près de la sole, et entre dans le second four. Le diamètre de ce four est supérieur à celui du premier et Ton échelonne ainsi les fours à la suite les uns des autres en augmentant chaque fois le diamètre. Le nombre de fours que Ton installe est variable d'après Seger. M. Kilamoura, professeur à
l'Ecole industrielle de Kanazawa, qui m'a communiqué des dessins de ces fours, m'a indiqué qu'en moyenne on n'en disposait que quatre, le plus petit ayant 2m et le dernier 8m de diamètre.
Ces fours ne sont pas toujours ronds, on les construit aussi en leur donnant une forme presque rectangulaire.
La cuisson s'opère comme dans un four continu, en quelque sorte, les produits de la combustion sortis du premier four allant traverser les chambres suivantes. Quand le premier four est cuit on cesse le feu et Ton continue la cuisson en allumant les alandiers ménagés entre le four 1 et le four 2; on continue ainsi jusqu'à sa cuisson, puis l'on termine la cuisson des chambres 3 et 4 en opérant de même.
§ 5. — Porcelaine pour usage tbchnique*
Nous dirons ici quelques mots de la porcelaine de laboratoire et de la porcelaine utilisée dans l'industrie électrique (isola* teurs, etc.).
Porcelaine de laboratoire. — La capsule de porcelaine dont on se sert dans les laboratoires s'est faite pendant longtemps par tournage. Le tournage étant coûteux et demandant des ouvriers exercés, on a été amené à lui substituer le calibrage et le coulage.
Pour calibrer on fait une housse sur une forme appropriée Recouverte d'un linge, puis on retourne la housse dans un moule et l'on calibre.
Le coulage a l'avantage de donner d'un seul coup la capsule et le bec. Le bec est rajouté et collé dans les autres procédés.
CHÀriTRK XIV, — ]>0«CELAI\ES.
La capsule ronde est la plus facile à obtenir et à enfourner. On place sur un rondeau une petite capsule que l'on recouvre d'une autre capsule de dimensions supérieures et l'on continue.
La capsule à fond aplati n'a pas au feu la même résistance à l'affaissement qu'une calotte sphérique, aussi tend-elle à s'apla lir dans le four. On obvie à ce résultat en donnant à la capsule un fond de profil elliptique. L'aiïaissemenl ramène une partie de l'arc d'ellipse à une ligne suffisamment droite. Les capsules à fond absolument plat cuisent sur leur fond.
Fig. .58.
Fig. 1S9.
Le creuset de porcelaine s'obtient par les mêmes procédés : tournage, coulage, calibrage. Quand on le tourne on emploie souvent le paston, car un creuset ne nécessite qu'une quantité minime de pâte. C'est aux dépens d'une grosse masse centrée,
PORCGUINB DURE. 533
une fois pour toutes, sur la girelle, qu'il est façonné. Quand il est terminé, on le sépare, au moyen d'un fil, de la masse à laquelle il adhère.
Le tube de porcelaine de belle qualité est coulé. Le moule se compose d'un cylindre creux B en deux parties; il est représenté figure i58.
Pour effectuer le coulage (jig . j5q) on place le moule verlicaleinent, bouché par un tampon N. En ouvrant le robinet I de la cuve H, remplie de barboline, on fait couler du liquide dans le motite. On attend quelques instants; de la pâte s'attache aux parois. Au bout du temps voulu, il suffit de lever le moule. L'orifice se débouche el la barbotine en excès tombe dans le seau L. Pour avoir un tube très régulier on retournera le moule et l'on fera un deuxième coulage qui corrigera les défauts résultant de l'épaisseur inégale du premier : l'ascension lente du liquide ayant déterminé une épaisseur plus forte en bas qu'en haut.
On coule ordinairement le tube surmonté d'un rebord. Celle pièce additionnelle servira pendant la cuisson a maintenir le tube. On enfilera le tube dans une ouverture suffisamment large
Fig. 160.
pour le laisser passer tout en retenant la partie supérieure {voirla figure 160). Pendant la cuisson, au moment de la formation de la porcelaine, si le tube n'est pas exactement vertical, ce mode de suspension lui permettra de prendre la direction verticale par son propre poids et de la garder. Il n'y aura donc
534 ciupitu xiv. — porcelaines.
aucune déformation si le façonnage a été bien mené. Le moulage est réservé aux tubes bon marché; ces tubes ue sont pas irréprochables. Ils sont cuits en charge, séparés par du sable et recouverts d'un papier enduit de barboline mêlée de sable el ne donnent pas les résultais obtenus par le premier procédé. Il suffît d'avoir eu à sa disposition un tube de chaque sorte, pendant quelques minutes, pour en apprécier la différence.
Le coulage peut être employé pour le façonnage de beaucoup d'objets au lieu du moulage. La cornue de porcelaine utilisée dans les laboratoires peut se faire par collage de deux moitiés, moulées séparément dans une coquille. On réussit très bien en coulant les deux moitiés. Cela nécessite deux moules formés
Fig. 161. Fig. 162.
d'une coquille B surmontée d'une fausse coquille qui complète lu cornue. Celle fausse coquille n'a pour but que maintenir le niveau de la barbotinc; elle n'est pas absorbante, aussi la fait-on en métal ou en plâtre verni. L'ouverture D sert à l 'introduction du liquide.
Porcelaine électrique. — La fabrication du matériel électrique présente quelques particularités intéressantes. Elle a recours, pour faire l'isolateur, au tournage et au pressage combinés. Sur le tour on fait une petite housse b que l'on introduit dans un moule de plâtre ou de métal, et que l'on presse. L'appareil dont on se sert est formé d'une tige verticale, servant de support ïi une pièce métallique devant déterminer la cavité, el pouvant élre entraînée de haut en bas par un levier. Un ne donne pas ainsi la forme définitive, mais l'isolateur a l'aspect de c. Les isolateurs qui sont scellés sur un support par le moyen d'un gar-
POBCELAIHK DUKE. 535
e onl la forme d\ la cavité nécessaire pour le recevoir est
Fiç. i63.
ménagée dans la lète de l'isolateur et s'obtient en faisant des-
Fig. ifl*.
cendre un calibre approprié. Dans d'autres modèles, on ménage