CHAPITM 111. — POU CE (.AINES
dans la léte un pas de vis qui reçoit directement un support à pas de vis. L'isolateur est muni alors d'un petit collet m qui fait suite au pas de vis et vient enserrer la lige de fer.
Ce collet se tourne, se colle avec de la barbotine sur l'isolateur dans l'état d. On finit l'isolateur en tournant une rainure dans la partie supérieure. Celle rainure reçoit le (il attachant le conducteur a l'isolateur. Sur la figure on a représenté les aspects successifs de l'isolateur. Ce dernier est naturellement retourné puisqu'il est figuré en cours de fabrication.
Fig. i05.
On a essayé de mouler ta porcelaine comme la faïence, en pressant la masse très peu humide. Les essais ont eu des fortunes diverses; récemment cependant de nouvelles tentatives ont été faites et il semble que ce procédé, une fois bien étudié, pourra rendre des services.
PORCELAIHG DUKE. 537
On applique le procédé actuellement au façonnage de la porcelaine destinée aux usages électriques. Nous allons donner quelques détails sur cette fabrication encore peu connue.
La pâte séchéc est pulvérisée dans un broyeur (fig. \&l\). Il comprend une paire de cylindres a, placés au-dessous de la trémie qui reçoit la pâte et d'un moulin rolatif. Les cylindres écrasent la paie qui tombe en poudre dans un cylindre creux b ■a l'intérieur duquel tourne un axe, garni de lames de métal.
Les cylindres ne tournent qu'à 80 tours à la minute, mais l'axe du cylindre tourne à 800 tours. La poudre formée traverse des tamis d disposés sur les parois du cylindre et vient tomber dans deux tiroirs placés au bas de la caisse qui renferme l'appareil pulvérisateur.
538 GHAPITIB XIV. — PORCELAINES.
La poudre n'est pas employée seule, elle est humectée avec un mélange d'huile et d'eau : 0,2 à o,3 d'huile végétale (navets), 1 ,0 à i,5 d'huile de pétrole (Solarôl) et a à 3 d'eau. A 100 parties de pâte on ajoute de 12 à 17 parties de cette mixture. Il n'y a pas d'avantage à rendre la masse trop grasse, au contraire.
On passe la poudre humide dans un tamis de i4 à 16 mailles sur une longueur de i5mm; ce travail se fait. à la main. La pâte est prête pour la pressée que l'on fait dans des presses à choc.
L'appareil que nous représentons (fig. i65) est une presse de ce type. Par le moyen de la pédale on vient frapper brutalement la pâle avec la partie a. Dans l'autre appareil (fig. 166), le choc est donné d'une manière différente. La rotation d'un axe sur lequel est monté un excentrique fait monter et descendre une tige qui, au bas de sa course, vient frapper, par l'intermédiaire d'une pièce appropriée, dans la forme contenant la pâte sèche.
Ce mode de façonnage n'est pas uniquement employé pour la fabrication de la porcelaine électrique. Il sert pour obtenir d'autres pièces de petites dimensions (dés, services d'enfants). Les pièces pressées sont portées au séchoir (4o°-5o°) puis dégourdies (*).
Les pâtes utilisées dans ce genre de fabrication n'ont pas besoin de la blancheur absolue des pâtes destinées à la confection de belles pièces de service, aussi peut-on quelquefois introduire dans la masse des matériaux de second choix. Voici des exemple* de ces pâles (*) :
Pdtes.