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Cryolite. — Le fluorure double de sodium et d'aluminium est plus fusible que le fluorure de calcium. Il peut servir aux mêmes usages. Il entre dans la composition de cerlains verres opales.
!AI i3,o:a Xa 3a, 8o FI 54,i8
Oxyde de bismuth. — L'oxyde de bismuth sert particulièrement à préparer les fondants pour la dorure. On a proposé aussi des fondants h base d'oxyde de bismuth en remplacement des fondants plombeux employés pour les couleurs.
Bio»=468 j ^ 8,jr
(O 10, Jo
L'oxyde de bismuth se prépare en calcinant légèrement l'azotate basique obtenu en précipitant par l'eau la solution d'azotate de bismuth. On peut plus simplement employer l'azotate basique directement; sa décomposition s'opère avec facilité en oxydant les matières réductrices qui peuvent accidentellement se trouver en contact avec le fondant.
L'oxyde précipité est hydraté.
La préparation de l'azotate basique se fait en dissolvant le métal dans l'acide azotique. La liqueur est ensuite étendue d'eau jusqu'à commencement de précipité; le premier dépôt qui se forme renferme, en même temps que du bismuth, l'arsenic qui accompagne le métal. En versant la liqueur dans un grand excès d'eau chaude il se produit un abondant précipité qui est constitué par un azotate basique.
Il reste en solution de l'azotate neutre, inaltéré par suite de la mise en liberté- d'acide azotique libre. On peut après neutralisation précipiter le bismuth, resté en solution, sous forme d'oxyde en ajoutant un alcali ou faire des précipitations partielles.
§ 2. — Composés employés dans la préparation des colorants.
Alumine. — L'alumine n'apporte aucune coloration dans les couvertes, seulement elle modifie les tons donnés par certains oxydes colorants. Vis-à-vis de protoxydes, elle se comporte comme anhydride et donne des aluminates, composés possédant une couleur propre.
L'alumine doit être exempte de fer, c'est une condition qui n'est pas toujours facile à réaliser. On trouve cependant dans le commerce de l'alumine de très belle qualité. Si l'on avait besoin de préparer cet oxyde il faudrait recourir à la précipitation d'un sel par l'ammoniaque ou à la décomposition de l'azotate par la chaleur. La calcination de l'alun ammoniacal n'est pas à recommander car il est très difficile de chasser complètement l'acide sulfurique et le sulfate d'ammonium par la chaleur.
L'alumine précipitée séchée est formée par l'hydrate normal Al'COH)6 ou A^O'+SIPO. Par calcination c'est l'oxyde anhydre qui se produit, AI'O3.
Rappelons ici que l'alumine calcinée et les aluminates résistent à l'action d'un certain nombre de réactifs. Son meilleur dissolvant est l'acide sulfurique convenablement étendu (*). Le
(') 8 d'acide et 3 d'eau (Mitscherlich ).
Àl*0' = 103,80 ! Q
sulfate acide de potassium et la potasse fondue réagissent énergiquement sur ces corps.
AI 53, 3o
41^, oiî.a r* o \ Al1!)* 65, o5
AI«0',3HK> = i56,8o|Ht() 3^5
Oxyde de chrome. — L'oxyde de chrome se prépare généralement en réduisant le bichromate de potasse par le soufre. Ordinairement on introduit le mélange, fait non dans les rapports théoriques, mais de manière à renfermer un excès de soufre (la moitié du poids du sel), dans un creuset rouge, en ne projetant la masse que par petites portions. On lessive le culot obtenu après refroidissement pour le débarrasser du sulfate de potasse dont il est imprégné. On opère plus simplement en enflammant le mélange de soufre et bichromate dans un tôt, puis on lessive. Le bichromate d'ammonium légèrement chauffé peut être enflammé; sa combustion donne également comme résidu de l'oxyde de chrome qu'il n'est plus nécessaire de laver.
Un oxvde très divisé et d'un beau vert s'obtient en chauffant fortement un mélange de \ parties de bichromate et 1 partie d'amidon, pulvérisés et mêlés intimement. Il se forme en même temps que de l'oxyde de chrome du carbonate de potasse que l'on enlève par des lavages.
Par calcinalion du chromatc mercureux on peut préparer de l'oxyde plus ténu que les précédents, il est en revanche d'un prix de revient beaucoup trop élevé pour un usage courant.
L'oxyde de chrome donne des verts.
P ,A, , \ Cr 68 , 5 r
Cr*0»=«>Mo|0 3i49
Chromâtes. — Le chromale de baryte a été indiqué comme donnant un très beau jaune, depuis fort longtemps. On le prépare en précipitant une solution de chlorure de baryum par une solution de chromate neutre de potasse. Le précipité est jaune, insoluble dans l'eau mais soluble dans l'acide azotique.
BaCrOv=,-,3>2|!^; *><?
! CrO- 39,37
MATIÈBES PKElltBES DES COI T El TES- ÈMACL ET COTLELIS. ôj
Le chromate de fer est un précipité brun rouge dont la composition n'est peut-être pas connue avec loule la certitude désirable. Brongniart a indiqué une préparation singulière (l'action du chromate neutre de potasse sur le sulfate ferreux) qui devait donner surtout de l'hydrate ferriqne ou un sel basique.
On peut obtenir le chromate de fer plus sûrement en précipitant un sel ferrique, le chlorure par exemple, au lieu d'un sel ferreux. Le précipité est soluble dans l'acide chlorhydrique. Préparé avec une solution acide et mal lavé le sel peut contenir du chromate de fer et de potassium.
Le chromate de cobalt s'emploie dans les verts, il est obtenu par précipitation comme le chromate de baryte, seulement on part du sulfate de cobalt. Sa formule serait (*)
CrO*Co.Co(OH)a4-HsO.
Ce chromate n'est donc pas un chromate neutre, mais bien un sel basique, si toutefois l'oxyde de cobalt hydraté que l'on y trouve n'est pas seulement à l'état de mélange. A l'ébullilion on obtient un précipité gris de composition différente
CoCr()'\2Co (OH)! -+- 2II O.
Ce précipité est gris cl s'oxyde à l'air pendant les lavages. On peut arriver à un colorant aussi avantageux par un procédé détourné, en évaporant le résidu du traitement d'un sel de cobalt (azotate de préférence) parle chromate d'ammonium.
Le chromate de plomb doit être exempt de sulfates (il contient souvent des sulfates de plomb, de chaux et de baryte). On le prépare en précipitant un sel de plomb en dissolution par une solution de chromate de potasse. Le précipité est jaune et ne contient pas d'oxyde de plomb en excès. Si l'on n'a pas le soin de vérifier la neutralité de la solution du sel de plomb on s'expose à précipiter un autre chromate. En présence d'alcalis le chromate de plomb devient rouge, il est alors basique.
DKrn, Q ~ I PbO C>9
»CrO*=3rt|ao|Cr0a 3i
(') D'après Frecsc.
Oxyde de cobalt. — L'oxyde de cobalt se trouve dans le commerce sous forme de poudre noire, dont la couleur peut parfois lirer sur le brun, si la matière renferme du sesquioxyde en quantité importante. L'oxyde noir du commerce est formé en majeure partie de Co'OS il renferme généralement au moins 70 pour 100 de cobalt métallique.
CoO = i65,8o j £'
Co 78,01
»i,ty
Ce colorant se trouve dans le commerce à différents étals de pureté. Il est pour ainsi dire toujours accompagné d'oxyde de nickel; il peut aussi contenir de l'arsenic, du soufre provenant du minerai et incomplètement éliminés pendant le traitement. Le nickel agit d'une manière fâcheuse sur les colorations fournies par l'oxyde de cobalt; il transsude à travers la masse et vient former des taches foncées. Quand on désire de l'oxyde de cobalt exempt de nickel il n'y a d'autre ressource que la purification de celui du commerce ou l'achat d'oxyde convenablement préparé chez un marchand de produits chimiques consciencieux.
La purification se fait en précipitant la solution de cobalt nickélifère par l'azotite de potasse. Pratiquement on se sert d'azotile de soucie et de chlorure de potassium. A la liqueur neutralisée par la potasse on ajoute un peu d'acide acétique, puis le mélange d'azotile et de chlorure alcalin; il se forme un précipité jaune qu'on lave
[3(CoO.Az*03 + K2O.Azs03)4-H20]
avec une solution d'acétate de potasse au £, additionnée d'un peu d'azotile. Celle purification est coûteuse par suite de la dépense de produits qu'elle occasionne et du temps qu'elle demande.
Les oxydes provenant des minerais sulfurés ou arséniés sont exposés à renfermer des traces de soufre et d'arsenic, il n'en est pas de môme de ceux qui proviennent des oxydes naturels contenus dans les asbolanes. En revanche ces derniers oxydes peuvent contenir du fer, ce métal étant le compagnon du cobalt dans ces minerais.
Les oxydes allemands sont désignés par des lettres; nous
allons donner quelques renseignements sur leur composition et nous ferons suivre la liste des oxydes de celle de quelques composés du cobalt qu'il est bon de connaître.
Teneur pour 100 calculée en protoxyde
Oxydes. CoO. NiO.
GKO c)5,4 2,5
FFKO 95,4 o,5
FKO 9 3,o 5,o
RKO 80,4 6,0