DOSAGE DES MATÉRIAUX
Cette manière de travailler est tellement habituelle dans certaines fabrications qu'au lieu de donner la formule d'une pâte en poids, on la donne en hauteurs de barboline. Ainsi on trouve en Angleterre, dans certains recipe pour la fabrication de la faïence, des indications comme celles-ci :
Pâte de faïence.
cm
Argile plastique 1 1 inches soit 27, 5
Kaolin 7 1 » » 18, 5
Cornish -stone 7 \ » » 18, 5
Silex 1 » a 9,5
Les laits de ces matières n'ont pas tous la même teneur en produit sec. Dans l'exemple précédent les chiffres s'appliquent aux mélanges types qui sont :
Argile plastique pesant 24 onces à la pinte, soil. . . "1 364 le litre
Cornish-stone » 3a » ... 1731
Silex » 3'2 » ... 1 73 1
§ 3. — Dosage par pesék.
Quand on a les matières premières d'une pâte à l'état sec, on peut procéder par pesées. 11 faut connaître, par exemple, la teneur des produits en matière sèche, car, suivant l'état hygrométrique, suivant la nature des substances on trouve dans ces produits des quantités variables d'eau hygrométrique. Des pesées faites sans ces déterminations exposent à de graves erreurs. Une fois les matériaux pesés il n'y a plus qu'à les mélanger. On les délaie alors dans l'eau et Ton emploie pour cela un appareil analogue à ceux dont nous avons parlé, en traitant des argiles. On pourrait, dans un appareil tel que le moulin à blocs, terminer le broyage, tout en effectuant le mélange.
§ k. — Tamisage.
On ne peut pas admettre que le broyage ait donné des particules identiques, toutes de dimensions suffisamment petites. Au
moyen de tamis on peut s'assurer de la finesse des grains. On fera passer les barbotines dans des tamis de finesse déterminée. Les tamis sont maintenus constamment en mouvement par un dispositif mécanique. Un des types les plus employés est le tamis à glaces. Le tamis, relié à une tige animée d'un mouvement de
Fi g. 29.
va-et-vient, glisse d'avant en arrière et d'arrière en avant sur une glace, percée d'une ouverture centrale. Le liquide arrive par-dessus, tombe dans le tamis, le traverse et s'écoule par l'ouverture de la glace.
Les tamis peuvent aussi être suspendus au-dessus d'une cuve et soumis à des secousses latérales, comme dans les deux figures ci-jointes.
On se sert aussi de blutoirs pour opérer le lamisage. Dans
Fi g. 3o bis.
Fig. 3o.
ce cas, le tamis forme la surface d'un prisme qui tourne autour <le son axe. Le liquide entre par une ouverture latérale yoi-