SÉCHAGE
d'eau et une diminution de la valeur absorbante de l'air; aussi accélère-t-on la dessiccation en renouvelanl la masse d'air, qui est en contact avec les produits, et en envoyant de l'air à une température supérieure à la température ambiante.
Nous allons nous rendre compte de ce qu'exige un poids connu d'eau, soit 1^, pour être évaporé dans une pâle.
Le séchage ne s'effectue que par l'intermédiaire de l'air; il ne s'agit pas ici de vaporiser l'eau brutalement, mais d'amener suffisamment d'air pour entraîner l'eau à l'état de vapeur mélangée à l'air.
Un volume d'air se saturera d'autant mieux d'humidité qu'il sera d'autant plus éloigné de son poids de saturation ; autrement dit que la tension de la vapeur d'eau que cet air renferme sera plus faible. L'idéal, au 'point de vue du rendement, serait l'air sec.
Un mètre cube renferme, à l'étal de saturation, des quantités d'eau variables avec la température. Le Tableau que nous donnons nous montre que, quand la température s'élève, la quantité d'eau vaporisée dans ce volume d'air augmente rapidement:
On peut aussi se rendre compte de l'influence de la température en calculant le volume d'air saturé qui renferme ike d'eau.
On trouve :
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D'après ce que nous venons de voir la dessiccation peut s'effectuer si les produits humides sont au contact d'air non saturé d'humidité. A la température ordinaire la dessiccation exigera un volume d'air très grand; si l'air arrive à une température notablement supérieure à la température ambiante le volume d'air nécessaire pour entraîner l'humidité sera beaucoup moindre. Comparons les Tableaux précédents pour i5° et 5o°. Nous voyons que, dans le premier cas, 78™', i d'air saturé renferment iks d'eau ou que im" d'air saturé contient 126,8 d'eau; dans le second cas, 12™' d'air saturé renferment le même poids d'eau et le mètre cube de cet air contient 82^,7.
Il faut tenir compte d'un autre fait pendant la dessiccation. La vaporisation de l'eau consomme de la chaleur, par .conséquent le départ de l'eau sera accompagné du refroidissement de l'air environnant. La température du gaz s'abaissera à mesure que le gaz se chargera d'humidité.
En réalité, le principal point de vue à examiner pendant le séchage des produits est le renouvellement de l'air. L'air s'éloigne fatalement des pièces qui sèchent avec une température moins élevée que lors de son arrivée, de plus il s'est chargé d'humidité, il est donc plus près qu'avant de son point de saturation. Si cet air humide rencontrait des corps froids, sa température pourrait encore s'abaisser et, si elle atteignait le point de rosée, il y aurait dépôt d'eau à la surface des corps. Cet accident est possible pendant la dessiccation, dans certains fours où le séchage s'opère dans l'appareil lui-même, au moyen de gaz chauds mais contenant de la vapeur d'eau; on doit empêcher l'arrivée de ces gaz humides sur des produits froids qui ne sont pas secs. On évite ainsi d'atteindre le point de rosée et le dépôt de l'eau.
L'air ne quitte pas les produits saturé d'humidité, du moins c'est le cas général, il n'enlève donc que peu d'eau s'il est à la température ambiante, car son refroidissement, et par suite la